"La vie est un voyage! Avec ou sans bagages, seul ou à plusieurs, aventurier ou pas, nous sommes tous des voyageurs du temps!"

Des mots…

Mots-d'animaux

Il y a les mots qu’on dit et ceux qu’on écrit …
Ceux qu’on chuchote et ceux qu’on crie ! 
Il y a des mots pour le dire et des mots pour le vivre
Ceux qui rendent ivre et ceux qui délivrent
Il y a des mots qui restent et d’autres qu’on oublie…
Ceux qu’on aimerait entendre et ceux qui se faufilent sans bruit
Il y a des mots et des silences aussi !

5 mars, 2014 à 23:22 | Commentaires (0) | Permalien


Deux poids, quatre mesures !

Ah la France…

Sa gastronomie, ses vin, ses fromages,…

Ses philosophes, sa littérature, son « exception culturelle »,…

Ses paysages riches et variés, ses petites cités de caractère, Paris, sa capitale…

Ses symboles nationaux, la Marseillaise, le coq, la Marianne,…

Ce pays « unifié » au fil des siècles, avec l’entière « approbation » de ses régions, de ses peuplades…

Ce pays où le sang n’a jamais coulé pour des histoires de pouvoir, de religion, de religions et de pouvoirs… (Savez-vous d’ailleurs pourquoi la France il y a plus de 1000 ans est devenue un royaume dit « chrétien »? Comment-il est passé du monde des barbares, ces païens, ou monde des « élus »? Non, Oui? Vous savez ce qu’il vous reste à faire…)

Ce pays qui a su coloniser d’autres terres dans la joie et la bonne humeur… Dans le respect de l’autre, la tolérance et l’ouverture d’esprit?
Qui n’a jamais, au grand jamais, retourné sa veste au profit de dictateurs qui lui ont à certaines périodes de l’Histoire (pas si lointaines d’ailleurs) tendus si gentillement leurs petites mimines affectueuses…

Ce brave pays de 66 millions d’individus pleinement heureux de leur sort, avec pour ultime fierté d’être le berceau de la création et de la rédaction des  » Droits de l’Homme et du citoyen »…

Vous m’en direz tant sur les « grandeurs » de la France ! Ses livres d’Histoire en sont remplies, ils dégueulent d’actes de bravoure, d’héroïsme, de personnages haut en couleur ! Certes, le devoir de mémoire est un des piliers dans la création d’une « nation », mais il ne doit pas non plus devenir un terrain fertile à des actes de patriotisme conservateur, et de ce fait fermé à toutes évolutions historico-sociologico-ethnologique. L’Histoire ne devrait jamais devenir partisane (mais vu que ce sont les Hommes qui la font et la racontent…), et hélas on oublie souvent (bizarrement) de la considérer et de la transmettre dans son ensemble.

Une paire d’année plus tard, soit dit en passant en 2014 pour être plus exacte, je ne citerai pas un Homme dit de lettre, mais un « saltimbanque » prénommé Erwan: « la France se branle sur son passé, et devrait réviser ses cahiers… ».

Vous avez sûrement entendu parlé de l’affaire Dieudonné ? Si ce n’est pas le cas, je vous invite à aller lire quelques articles.
Cette « affaire » prend des proportions tout à fait intéressantes.
Si, si ! L’étau se ressert, et nous n’avons déjà plus que le choix d’être catégoriquement pour, ou catégoriquement contre.
D’un point de vue personnel, j’avoue que la situation semble très complexe, et avant de prendre un parti pris, il est toujours bon d’observer.

D’un côté, un mec, humoriste, qui plus est « provocateur ». Son parcours est plutôt « décalé ». On se pose des questions? Mais pourquoi a t-il fait ça ? Pourquoi fait-il ça? Pourquoi dit-il ça? Quel est son but?
Pour ma part, certaines de ses provocs m’ont fait rire, et d’autres pas du tout, parce que franchement pas drôles! Trop de provoc… tue la provoc et se transforme parfois en une certaine forme d’agressivité et de double jeu malsain!

D’un autre côté la loi, le droit, la société, la démocratie, l’opinion publique, la liberté d’expression et leur florilège de questionnements métaphysiques instables? Quelles sont les limites? Jusqu’à quel point sommes-nous libres de nous exprimer? Avec ou sans morale? Dans quel cadre? Que va t-il se passer si on laisse faire, ou pas ?

Dans cette histoire, ce qui laisse perplexe, c’est l’acharnement contre un homme qui a tenu des propos « publiques » inacceptables à l’encontre d’un peuple, et de l’autre côté le passe droit de certains représentants de l’Etat, pour le moins assez ambivalents eux-mêmes dans certaines de leur déclarations !

N’est-ce pas ce ministre, M. Valls qui tenait il y a à peine quelques mois des propos extrêmement sympathiques à l’égard des population Rroms?
Ou ces maires, qui ont eux-mêmes déclarés des horreurs sans aucune conséquences? Ou ce Brice Hortefeux, ce Jean-Marie Le Pen, ce Claude Guéant, ce Jacques Chirac, ce Nicolas Sarkozy et autres compères, soit disant grandes figures du monde politique, qui se sont permis avec plus ou moins d’arrogance et de cynisme des propose fleurtant avec des incitations à la haine, à la discrimination sans réelles incidences dans leur parcours? Tous relaxés (ou presque) contre les plaintes dont ils ont fait l’objet !

Deux poids, quatre mesures… La Loi est la Loi, mais n’est pas protégé qui veut !

Et là, sans vouloir avoir de parti pris, d’un point de vue tout à fait pragmatique, pourquoi veut-on et peut-on interdire les spectacles de l’un, quand les autres, et dans ce cas, des élus de la République, possèdent le luxe de poursuivre leurs carrières, elles aussi publiques, au frais des citoyens après avoir au final participé activement en tout état de cause à attiser des tensions communautaires, sociales?

Oui, la France se branle bel et bien sur passé, « cette France » (comme aime dire les médias actuels, abusant et abusant encore des démonstratifs) s’accroche à une morale devenue anachronique !

La tolérance n’est pas forcément une histoire de bon coeur, c’est avant tout une ouverture d’esprit ! Il est fini le temps des « nations » renfermées sur elles-même ! Finit le temps ou pour parcourir les terres et les mers il fallait des jours de voyage ! Finit les temps ou Dieu était seul maître à bord !
Revisitons notre Histoire (mais surtout pas avec Laurant Deutsh), l’Histoire avec un grand H (pas juste les 100 dernières années racontées dans l’Histoire pour les Nuls, pas juste de celle de notre pays, avec un seul point de vue), avec ses instants de gloire mais aussi ses événements moins reluisants (ceux dont on est pas fière et qu’on espère qu’ils ne reproduisent jamais) pour prendre du recul et arrêter de stagner !

Dans un Etat de Droit, les sanctions que l’on impose devraient (doivent?) être valables de la même manière pour tout le monde.
Pour résumé, si Dieudonné avait été un banal homme politique, aurait-il eu a loisir le droit quasi inconditionnel de dire des conneries dans les journaux, dans les radios et à la télé, cumulant quelques amendes ou suspensions et après?
Mais notons que dans ce monde gouverné par l’argent (motivation souvent première de toutes ambitions) Dieudonné n’est pas si lésé, au moins financièrement, car chaque procès qu’il gagne lui rapporte un bon paquet de bifetons !

Quelque chose ne tourne pas rond dans cette société qui se veut si parfaite! Si respectueuse et garante de maintenir l’ordre public !

Ne nous jetons pas dans la gueule du Loup !
Ils sont nombreux et affamés !
Ils n’attendent qu’une chose, emmener les moutons dans un chemin isolé pour mieux les dévorer ! Et… Tous les loups se valent !
Tant que les moutons suivront les chemins qu’ils leur imposent, les loups continueront inlassablement !

7 janvier, 2014 à 23:47 | Commentaires (5) | Permalien


Ode à l’écriture – Autumn

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Une cicatrice de plus

Mon stylo glisse sur le papier

Taille le vide qui l’entoure

Le remplit de contour

La plume scarifie au fur et à mesure

Tatouage indélébile

Un sillon gravé de blessures

Comme une terre fertile

Avec plaisir je la torture

Laboure cette feuille

A coup d’encre noire

Ses écorchures prennent vie

L’encre selle le tout au rien

Sur l’immense étendue blanche

Moment suspendu

La matière se met en forme

J’entends ses murmures

Délivrance de la création

Le griffonnage prend un sens

Divagation intemporelle

La page devient support

Éclore la graine de l’inspiration

Survivante d’un moment d’imagination

 

 

 

11 novembre, 2013 à 22:39 | Commentaires (1) | Permalien


What is going on ?

What is going on? 

What is going on ?  dans Ac -tue- alité à chaud z501-300x188

Voilà déjà quelques temps que je n’avais pas écris un article portant sur l’« actualité ».

Face à l’ampleur de l’obscur et nauséabond ramassis d’idées préconçues établies ces derniers mois, ça ne va pas être facile de garder une ligne directrice, je m’en excuse d’avance. Tout ce que je sais, c’est que parfois il est bon de s’exprimer !

Je ne changerais sûrement pas le monde, mais je ne serais pas restée silencieuse !

Je ne sais pas vous, mais de mon côté je vois, j’entends les infos qui défilent ces derniers temps, et au risque de passer pour une bobo bisounours utopiste, je constate quand même que le vacarme des médias entraîne un silence étouffant et étrange de l’opinion public. Mise à part des sondages partisans à faire froid dans le dos… et qui se veulent réfléter on ne sait quelle partie de la population, la mobilisation citoyenne a connu de bien meilleurs élans de revendications collectives pour des causes essentielles.

Enfin quand  même, …le bons sens universel commun n’est-il pas de souhaiter vivre dans un monde de tolérance, de partage et d’entre-aide, sans se faire harponner de l’étiquette « tu es un hippie gaucho »?

Mère Thérésa, Gandhi, Abbé Pierre, Martin Luther King, John Lennon, merde revenez, ils vont tout massacrer…

Vos places sont restées vides, personne n’a repris le flambeau… Qui aujourd’hui a encore la force et le courage de faire passer un message de paix sur la planète ? Barack Obama et son prix Nobel ? Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand ? Les derniers qui ont essayé de nous mettre en garde contre la dictature sans cœur et sans reproche qui règne actuellement et impose à toutes les cultures sa vision sur LA manière de vivre que nous devrions accepter sans réfléchir, sont Evo Morales, président de la Bolivie, soupçonné à l’occasion d’un voyage en Europe de cacher un grand « terroriste de l’espionnage »  et évidemment grand ennemi des US,  le chef Rahonni qui malgré le fait d’avoir été plusieurs fois invité sur le plateau de TF1 n’a pas créé le consensus, et un homme que je connais moins mais qui je sais s’investit pas mal, Pierre Rabhi.

En sus, voici un bref retour en arrière dans notre trouble passé proche…

Manifs et propos venus d’un autre âge de la part des Civitas et des Anti-mariage pour tous ; les expulsions de Rroms et interventions fumeuses et condamnables de certains élus, comme le maire UMP de Croix, Régis Cauche, ou bien encore ce député UDI, Gilles Bourdouleix, dont je ne reproduirais pas les propos ; les amalgames et raccourcis dangereux sur l’immigration, les arabes, les musulmans et les terroristes ; une semaine de gavage médiatique pour une ville du sud tombée sous les mains du FN avec moins de 3000 voix sur environ 20 000 votants qui nous amène à nous demander si le rôle des médias n’a pas dépassé le simple stade de l’information qui se doit de rester neutre ; des grèves de la faim chez PSA sûrement pas assez intéressantes pour faire un sujet de plus de 2 minutes dans les JT ; des politiciens véreux qui se jettent comme des hyènes sur un bout de gras et à qui on laisse l’entière liberté de s’exprimer sur tout et n’importe quoi ! N’est-elle pas aberrante cette histoire de pain au chocolat de J.F Coppé? ou cette comparaison des otages du Niger de M. Le Pen ? Ils sont toujours prêts à attiser le pire, ils ne parlent jamais des choses positives… Toujours entrain de rabâcher qu’ils sont les seuls à pouvoir proposer des solutions qui n’en sont pas ! Tous responsables, mais pas coupables !

Je me rappelle de cette phrase de Rousseau dans son Contrat Social qui dit: « L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt », et j’en arrive à me dire que le développement de l’industrie médiatique commence à nous mettre en pleine face les conséquences de ses effets lobotomisant. La manipulation des consciences poursuit son chemin, BFM nous suit même sur nos lieux de travail, dans les bars, les PMU…

Evidemment rien ne sera jamais parfait, mais comment peut-on en arriver à haïr ceux que l’on croit être différent? Comment peut-on dire que les étrangers « nous piquent » notre travail? Comment peut-on  penser qu’il y aurait une caste d’« assistés » pompant le fric des Etats se la coulant douce dans leur salon? Comment peut-on être si effrayé à l’idée que de gros terroristes barbus débarquent de nulle part pour détruire tout sur leur passage? Comment peut-on ne pas voir que la richesse mondiale est détenue par 1% de la population qui se garde bien de préserver son « précieux » et que c’est peut-être par là qu’il faudrait commencer à creuser? Comment savoir tout cela et se taire?

Me basant sur la théorie de Rousseau, je me dis que les pouvoirs de la médiatisation au service de personnes peu scrupuleuses sont sans doute en grande partie responsable de ce climat puant actuel.

Si l’on y rajoute une grande part d’ignorance, de peur sans fondements mais insinuée, un manque de curiosité…

On sait déjà de quoi l’Homme est capable. Mais du pire, il est aussi capable du meilleur, et croire en l’Homme est peut-être naïf et/ou idiot, mais il ne faut pas perdre de vue qu’il y a de bonnes actions de faites, de  justes valeurs évidentes. Et une des règles que même l’Homme ne pourra jamais déroger est celle de l’Equilibre.

L’Equilibre est fragile et on ne peut indéfiniment le rafistoler, un jour la limite sera franchie, un jour les humains ne supporteront plus de souffrir pour ceux qui sont les maîtres de leurs médiocres conditions de vie. Rappelons au passage, qu’il n’y a même pas un siècle, nous étions quelques 2 milliards d’habitants sur terre, et que la pauvreté est portée aujourd’hui par plus de la moitié des 7 milliards actuels. On se réjouira alors de savoir grâce au classement Forbes que les milliardaires atteignent les quelques 1426 individus. (lien vers quelques chiffres)

Rappelons également que le salaire du seuil de la pauvreté mondiale atteint a minima 1,25 dollars par jour (soit 456,25 dollars par an), et que celui de l’homme le mieux payé au monde, David Tepper, gérant d’un hedge funds (fonds d’investissement hyper spéculatifs), environ 4 milliards de dollars par an (en 2009). Quant à l’homme le plus riche du monde, Bill Gates, il possède une fortune estimée à 69,6 milliards de dollars (basée sur les variations de valeur des actions qu’il détient, autrement dit une richesse on ne peut plus artificielle et quasi fictive). Je vous invite en outre à aller jeter un œil à ce tableau presque irréel des 20 personnes les plus riches au monde, et constater ce qui rapporte bien !

Mais ça, ça ne choque plus personne ! On préfère accuser les plus faibles, ceux qui subissent, plutôt que les tireurs de ficelle, ceux là qui nous permettent de vivre dans « leur » monde, et d’espérer avoir après 25 ans de crédit, une retraite bien méritée et un toit qui nous appartienne vraiment ! Mais la Terre est une, elle n’appartient à personne ! A quand la naissance d’un mouvement fraternel universel, détaché de toutes influences politiques ou religieuses, juste évident pour le bien être collectif !

Alors pour conclure, avant de répandre des messages de division, de dénigrer l’autre, l’étranger, le voyageur, le différent, ouvrons nos yeux sur les vrais causes de nos malheurs et tentons de rétablir équilibre et  de réagir une bonne fois pour toute.

Arrêtons d’être muets ! Découvrons, voyageons, partageons, discutons, ouvrons nos esprits ! Apprenons des autres pour mieux les connaître ! Rejetons la peur primaire  ! Utilisons nos cœurs et nos cerveaux !

 

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal,

mais par ceux qui les regardent sans rien faire. »

Albert Einstein

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11 novembre, 2013 à 17:09 | Commentaires (0) | Permalien


Boisson

Boisson  dans Lit et ratures raoul-203x300

Dans l’espoir de faire tomber les barrières

De son existence grossière

Et qui sait peut-être

Trouver la paix de son âme au fond d’un verre

Perché sur le tabouret d’un bar

L’alcoolique notoire

Est venu ce soir réciter ses prières

A son pote le comptoir

Ce compagnon de galère

Ce zinc solide qui supporte le poids de sa misère

 

Alors il gueule:

« Vas-y patron serre-moi un verre,

Ma vie est bien plus amère que ç’ picon bière,

Mets-moi la tête à l’envers,

Comme un coup de pied au derrière »

 

Le patron s’exécute à lui servir à boire

Mais un verre ne suffit pas, ne suffit plus

Il ne sait plus vraiment ce qu’il a vécu

Il a finit par oublier sa vie, son histoire

Ne sait plus qui il est, ni ou il va

Il raconte ses souvenirs à qui passe par là

Sont-ils vrais, imaginaires, peu importe

Des rires et des grands gestes accompagnent ses récits d’ivresse

Comme des signes de détresse

Mais sa forte odeur de poivrot et son florilège de gros mots

Font définitivement fuir tous les badots

Ses veines tentatives de retrouver le fil de sa vie tombent à l’eau

Pour sur le prochain ricard lui rafraîchira la mémoire

Ou si ce n’est pas le ricard

Un merlot,

Une cuvée de choix

Ou ce bourbon

Bon marché

Qui lui tord les boyaux

Voilà des amis sur qui il peut compté

Toujours là, prêts à l’écouter

A le comprendre,  à l’enivrer

Tout ce qu’il sait

C’est que grâce à eux

Il passera encore une nuit tranquille

Encore une nuit

Ou il n’aura pas à penser à lui

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11 novembre, 2013 à 2:40 | Commentaires (0) | Permalien


Celui qui ne croit plus est déjà mort !

Croire !

Croire aux fables, aux mythes, aux légendes, aux rêves…

Croire, croire, croire !

Croire que c’est possible, croire en l’impossible,

Croire en la Vie, en l’Amour, en l’Amitié,

Croire en la gentillesse, au respect, à la bonté,

Croire, croire, croire !

Croire en soi, en l’autre, en l’avenir,

Croire au destin, aux coïncidences, au hasard,

Croire que ça peut changer,

Croire est le meilleur remède pour garder espoir !

Pour rester en vie, pour se sentir vivant,

Pour ne pas se perdre dans le labyrinthe des tourments,

Croire, croire, croire

Pour sourire

Croire et puis agir!

 

 

 

 

29 octobre, 2013 à 19:13 | Commentaires (0) | Permalien


Caractère

Version bis et revue de « Histoire d’X: Rupture »

 

Si y a bien une chose de sûr dans la vie, c’est qu’on est toujours l’ex de quelqu’un !

Et pas plus tard que maintenant j’prends la décision de me séparer de ce vaurien.

Parce que plus j’y pense et plus j’me rends à l’évidence, on a atteint les limites lui et moi… Faut qu’on crève l’abcès tant que le divorce peut encore se faire à l’amiable, avant qu’on  ne se déchire, avant qu’il ne soit trop tard !

Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer !

Allez chiche, vas-y ma cocotte, prend ton courage à deux mains !

Je sais que tu peux l’faire, il est temps de mettre un point final à cette histoire qui ne vaut rien !

Faut dire que j’le supporte plus ce foutu caractère.

C’est pas tant ses mimiques et ses petits travers…, mais ce fichu caractère, c’est clair  j’vais m’le faire.

Maudit caractère ! Bienvenue dans mon calvaire, il me fait vivre l’enfer

Véritable champion de la procrastination, il repousse tellement l’action au lendemain, voir au sur-sur lendemain, ben qu’au final y s’passe rien… Wallouh, nada, que dalle !

Et puis les « j’le fais, j’le fais pas », « j’y vais, j’y vais pas », les « j’sais pas »… ben oui parce qu’en plus il est indécis le bougre !

Facile de se cacher derrière l’indécision pour ne pas avoir à prendre de décisions.

Et ce manque de confiance en lui… non mais n’importe quoi, faut arrêter!

Toujours entrain d’analyser les réactions des autres, de scruter leurs avis, de chercher dans leurs regards des réponses introuvables.

Et ce manque d’estime de soi dégoulinant de mélancolie… Parlons-en… Tragédie de la vie…

Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer

Satané caractère ! J’peux plus le blairer ! Il lui manque cruellement de courage, de volonté. Motivé à tout, ça oui, mais par dessus tout, prêt à rien !

Surtout ne pas prendre de risques ! Et puis quoi encore !

C’est qu’il faudrait pas le brusquer ce pauvre petit… Calimero introverti !

Non, ne rien tenter c’est mieux, ça évite l’échec, la frustration ! Pas de danger ! Pourquoi s’aventurer vers l’inconnu alors que vivre dans sa bulle c’est garanti sans naufrage !

Manquerait plus qu’il se noie tiens ! Mais préfère pas se mouiller cet empoté,  cet handicapé des relations, des situations, des discussions…

Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer

Insipide caractère, j’peux plus l’encadré! … ce renfermé, ce lâche… Oui, c’est un lâche, voilà c’qu’il est !

J’le vois bien des fois, quand il a envie de s’exprimer, se taire et baisser les yeux, au cas où on pourrait lui demander son opinion… alors plutôt que vivre ridicule, il préfère mourir muet.

J’sais pas ce qui me retiens des fois de lui mettre mon poing dans la gueule, histoire de l’bousculer un peu, de l’arracher de sa mélasse pseudo dramatique, ce trouillard, cet immonde froussard, invivable, imbuvable…  .

Ce peureux craintif dégonflé, victime de lui-même, ce misérable clown triste, parasite de l’espèce humaine, m’a lessivé, m’a pompé mon énergie vitale, ma personnalité.

Sa voix, silencieuse, sa raison, prisonnière de ses œillères, incapable de se battre, de se relever, d’avancer.

Je le méprise ce coincé, cet ignoble traître. Oui, un traître, il n’existe pas meilleur mot pour le décrire ! Mais maintenant c’est fini, terminé, basta ! J’vais lui dire tchao à ce pantin !

Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! j’vais me libérer

J’vais changer !

Alors en ce jour solennel, je suis au regret de t’annoncer cher moi, cher caractère, que je prends la décision non négociable de te quitter !

Oui, je rompt, je demande le divorce !

Terminé de me martyriser !

Terminé de m’éviter !

Je décide aujourd’hui de faire la paix. Je stoppe les batailles, les luttes, les conflits intérieurs, je m’arrache de ces sables mouvants dans lesquels je m’étais engluée, réfugiée.

Ça prendra peut-être un peu de temps, mais mon choix est fait.

L’avenir, mon avenir, m’appartient à partir de maintenant au présent hors des murs de ma propre prison.

13 octobre, 2013 à 0:36 | Commentaires (1) | Permalien


Médi-attise-moi!

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Source: Les Brindherbes engagés

Bienvenue dans le royaume de la psychose généralisée

Faites place au grand roi de la manipulation des idées

Guidant les brebis égarées dans la tourmente des actualités

Divisant de ses propos sacrés les opinions pour mieux régner

Ô grand architecte du culte de l’info sanctifiée

Ô grand architecte des révélations à volonté

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien des faits de société

 

Merci Jean-Pierre, Claire et David, nouveaux apôtres journalistiques

De rabâcher sans relâche la messe cathodique de TF1 et du service public

Oracle quotidien de millions de fidèles fanatiques

Parole divine plus puissante que les textes bibliques

Dieu lui-même n’aurait espéré vénération plus authentique

Omniprésent le saint message pénètrent mon conduit auditif

Omniscient,  il viole par ses images mes globes oculaires

Omnipotent, il empoigne ma conscience de sa main de fer

Le saint message se répand à coup de scandales politiques,

De catastrophes climatiques, de faits divers toxiques

Au cas par cas il décortique

Use et abuse des avis d’experts de la rhétorique

Et gare aux hérétiques qui remettent en question le grand sermon médiatique

 

Car les voix du Seigneur sont impénétrables mes amis

Cacophonie aux allures d’orgies rituelles

Cérémonie télévisuelle se faisant la place belle

Cadavre exquis des maux d’un monde parallèle

Amen !

 

Finalement ma vie n’est pas si morose

Quand je regarde tous les faits que tu m’exposes

Et j’avoue que si certains sujets me laissent sans voix

D’autres exaltent une partie de moi que je ne connaissais pas

Même si j’ai parfois l’impression que tu cherches à m’abrutir

J’ai, grâce à toi, toujours quelque chose à dire

J’ai des avis, des idées, pour faire bonne figure en société

Informé ça on l’est,  plus on en sait moins on en fait !

Réalité transformée par le biais d’images détournées

Par d’habiles montages, découpages, reportages

Tu sélectionnes ce que tu partages

Et avec culot tu imposes ta vérité

Aux quidams qui boivent tes paroles d’évangile frelaté

 

Crise de foi

Cris sans voix

Crispe-moi

 

Mais dis, ne chercherais-tu pas à influencer mon libre arbitre ?

A abuser de ma naïveté en faisant le pitre

Tu généralises, banalises 

Depuis combien de temps me parles-tu des guerres et des crises

Au cas où j’oublierai…

Au cas où j’pourrais m’inquiéter

Au cas il me viendrait l’idée folle de me réveiller

Et quand enfin sonne la fin de l’office 

Tu me propose gentillement de me parler de la pluie et de beau temps

 En attendant la prochaine liturgie factice

Cette liste d’énoncés sans fin d’événements alarmants

Informé ça on l’est

Plus on en sait moins on en fait !

- Allez vas-y paie moi ta dose

Plus on t’en dit plus tu oublis

- Allez vas-y paie moi ma dose

- Arrose-moi de tes infos jusqu’à l’overdose

 

98697140-297x300 Dieu dans Po et Zi

 

4 août, 2013 à 1:06 | Commentaires (0) | Permalien


Ode à l’écriture – Spring

Ode à l'écriture - Spring dans Lit et ratures atelier-d-ecriture_article_high2-300x182

 

J’aime quand tu me dessines

Quand tu me donnes vie du bout de ton stylo

Alors je t’offre mon alphabet

Bouquet de lettres prêtes à s’enlacer les unes aux autres

Formons ensemble la farandole de la phrase parfaite

 

Je t’offre mes consonnes, mes voyelles

Laisse libre court à ton imagination

Encense moi, rend moi belle

Caresse le papier, laisse toi aller

Entre toi et moi, tant de possibilités

 

Je t’offre mes syllabes

Toi qui connait par cœur mon abc

Toi le chirurgien des mots

Le magicien des verbes

Manie moi, joue avec moi

 

Je t’offre mes allitérations,  mes assonances

Je m’offre à toi

Sans limites ni frontières

Sans interdits ni tabous

Pas farouche pour un sou

 

Je t’offre les litotes, métaphores et autres figures de style

Fais-moi, défais-moi, façonne-moi,

En prose, en poésie, académique, sérieuse, déjanté

Tu peux user à volonté de jeux d’esprits ou autres calembours

Être toi ou quelqu’un d’autre tour à tour

 

Je t’offre mon existence

Je suis la porte entre la réalité et ta conscience

Je ne vis qu’à travers toi, au plus profond de ton être

Te rends-tu compte que tu es ma raison d’être

Alors que puis-je t’offrir de plus que la liberté  ?

Prend la place du Grand Architecte, laisse-moi exister !

29 mai, 2013 à 20:53 | Commentaires (2) | Permalien


Histoire d’X : Rupture

Histoire d'X : Rupture dans Histoire d'X karl-schmidt-rottluff-jeune-femme-au-miroir-250x300

Les trombes d’eau avaient fini de s’écraser sur la faïence. On entendait encore quelques gouttes se faufiler discrètement dans le siphon de la douche. X essora rapidement sa chevelure, frotta ses pieds sur le tapis de bain, et attrapa de quoi se sécher tout en marmonnant:

« - Si y a bien une chose de sûr dans la vie, c’est qu’on est toujours l’ex de quelqu’un ! Et pas plus tard que maintenant j’prends la décision de me séparer de ce quelque un. Oui, ça y est, c’est décidé! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer ! Allez chiche, vas-y ma cocotte, prend ton courage à deux mains ! Je sais que tu peux l’faire, il est temps ! Bon ça va pas être facile, mais ça sera bénéfique, tu verras ! ».

Plantée dans sa salle de bain, serviette en éponge bon marché nouée autour de ses hanches, X se parlait à voix haute, s’agitant dans tous les sens, ouvrant tiroirs, placards, réunissant tous les accessoires dont elle avait besoin pour se préparer.

« - Faut dire que j’le supporte plus ce foutu caractère. C’est pas tant ses mimics et ses petits travers…, mais ce fichu caractère, c’est clair j’vais m’le faire. Ce champion de la procrastination, qui repousse tellement l’action au lendemain, voir au sur-sur lendemain, ben qu’au final y s’passe rien… Wallouh, nada, que dalle !  et puis les « j’le fais, j’le fais pas », « j’y vais, j’y vais pas », les « j’sais pas »… ben oui parce qu’en plus il est indécis le bougre ! Et ce manque de confiance en lui… non mais n’importe quoi, faut arrêter! Toujours entrain d’analyser les réactions des autres, de scruter leurs avis, de chercher dans leurs regards des réponses introuvables. Et ce manque d’estime en soi dégoulinant de mélancolie… Parlons-en… Tragédie de la vie… Pauvre petit Caliméro ! Plus j’y pense et plus j’me rends à l’évidence, on a atteint les limites lui et moi… Faut qu’on crève l’abcès tant que le divorce peut encore se faire à l’amiable, avant qu’on se déchire définitivement, avant qu’il ne soit trop tard !

Oui, ça y est, c’est décidé ! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer »

X arrêta son remue ménage un instant et se tue. Elle en profita pour enfiler ses vêtements avec une certaine nonchalance, puis se brossa les cheveux. Son regard cherchait à s’éviter, en haut à gauche, en bas à droite, mais jamais en face à face. A vrai dire croiser son reflet dans la glace, ça n’avait jamais été sa tasse de thé. D’ailleurs elle détestait les salles de bain, ces pièces humides toujours revêtues de surfaces polies offrant à l’esprit le luxe de se mirer et le loisir se lorgner. L’apparence, pensait X, cette sorte de sésame indispensable, était devenu une véritable icône de reconnaissance dans la société moderne. Cette réflexion la replongea aussitôt dans son monologue. Il était accompagné d’un enchaînement de gestes tous aussi insignifiants les uns que les autres, mais cela lui permettait de fustiger librement tout en continuant d’éviter son image.

« - Satané caractère ! J’peux plus le blairer ! Il lui manque cruellement de courage, de volonté. Motivé à tout, ça oui, mais par dessus tout, prêt à rien ! Surtout ne pas prendre de risques ! Et puis quoi encore ! C’est qu’il faudrait pas le brusquer le pauvre petit… Non, ne rien tenter c’est mieux, ça évite l’échec, la frustration ! Pas de danger ! Pourquoi s’aventurer vers l’inconnu alors que vivre dans sa bulle c’est garanti sans naufrage ! Manquerait plus qu’il se noie tiens ! Mais préfère pas se mouiller cet empoté, cet handicapé des relations, des situations, des discussions… Insipide caractère, j’peux plus l’encadré! Invivable, imbuvable…  

Oui, ça y est, c’est décidé ! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer » se dit-elle en tapant du poing sur l’évier. Elle paraissait alors être entrée en transe. Les mots rebondissaient autour d’elle sur les murs encore ruisselant de vapeur d’eau et raisonnaient en fanfare dans sa tête.

« - Maudit caractère ! Bienvenue dans mon calvaire, il me fait vivre l’enfer… Cet introverti, ce renfermé, ce lâche… Oui, c’est un lâche, voilà c’qu’il est ! J’le vois bien des fois, quand il a envie de s’exprimer, se taire et baisser les yeux, au cas où on pourrait lui demander son opinion… alors plutôt que vivre ridicule, il préfère mourir muet. J’sais pas ce qui me retiens des fois de lui mettre mon poing dans le nez, histoire de l’bousculer un peu, de l’arracher de sa mélasse pseudo dramaturgique, ce trouillard, cet immonde froussard. J’m'en veux d’avoir tellement attendu, d’avoir pris tant de temps à réagir, laissant faire les choses sans m’y opposer. Ce peureux craintif dégonflé, victime de lui-même, ce misérable clown triste, parasite de l’espèce humaine, m’a lessivé, m’a pompé mon énergie vitale, ma personnalité. Sa voix, silencieuse, sa raison, prisonnière de ses œillères, incapable de se battre, de se relever, d’avancer. Je le méprise ce coincé, cet ignoble traître. Oui, un traître, il n’existe pas meilleur mot mieux pour le décrire ! Mais maintenant c’est fini, terminé, basta ! J’vais lui dire tchao à ce pantin !  

Oui, ça y est, c’est décidé ! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! j’vais me libérer »

X leva les yeux au ciel et fixa le plafond blanchâtre quelques secondes. Elle inspira de toute ses forces, jusqu’à ce que ses poumons lui donnèrent la sensation d’être au bord de l’implosion. Un ange passa par là lorsqu’elle reteint cette bouffée d’oxygène. Puis, relâchant, déversant, dégueulant tout ce mal qui la rongeait depuis si longtemps, elle se regarda enfin. Elle serra ses points, se toisait, s’observait.

« - Oui, ça y est, c’est décidé ! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! j’vais me libérer » répéta-t-elle deux trois fois, quand un léger frottement sur la porte vint la distraire.

« - X ? Tout va bien? Tu fais quoi? T’es prête ? On doit y aller, on va être en retard ! Dépêches-toi, je t’attends en bas! »

« - Oui, oui mon chéri, j’suis prête ! J’arrive tout de suite ! »

X n’avait pas quitter son regard du coin de l’œil. Elle tendit son bras droit vers la glace, mimant une poignée de main, se fit un sourire, en murmurant:

« - Oui, c’est décider, j’vais changer, j’vais m’libérer ! En ce jour solennel, je suis au regret de t’annoncer cher moi, cher caractère, que je prends la décision non négociable de te quitter ! Oui, je rompt, je demande le divorce ! Terminé de me martyriser ! Terminé de s’éviter ! Je décide aujourd’hui de faire la paix. Je stoppe les batailles, les luttes, les conflits intérieurs, je m’arrache de ces sables mouvants dans lesquels je m’étais engluée, réfugiée. Ça prendra peut-être un peu de temps, mais mon choix est fait, l’avenir, mon avenir, appartient à partir de maintenant au présent! »

Note de l’auteur : 

Je dédicace ce texte à toutes les personnes ayant vécu ou vivant un enfer avec elles-mêmes, aux spasmophiles et à la formidable force de l’imagination du cerveau humain, aux timides, aux introvertis qui boivent, aux extravertis qui se taisent, à tous ceux qui sont trop dur avec eux-mêmes, à ceux qui n’ont pas confiance, aux clowns tristes et tous ceux qui s’y reconnaîtront.

10 mai, 2013 à 0:51 | Commentaires (0) | Permalien


Si la vie, si…

Si la vie, si... dans Lit et ratures infini-lemniscate-300x300

Si la vie, si…

Si la vie était un rêve, je souhaiterais dormir pour l’éternité…

Vivre ce songe et ne jamais me réveiller

 

Si la vie, si…

Si la vie était parfaite, je m’arrangerais pour la compliquer un peu

Lui donner du piment pour en prendre plein la vue, plein les yeux

 

Si la vie, si…

Si la vie était une danse, je valserais avec le soleil pour cavalier

Filante comme une étoile sur la pointe des pieds

 

Si la vie, si…

Si la vie était un homme, elle serait mon âme sœur

Mon amour de toujours, mon prince, mon Roméo, celui qui vous ravit  le cœur

 

Si la vie, si…

Si la vie était une femme, elle serait d’une exquise beauté, sans nul pareil

Femme, mère, fille, soeur, reine des merveilles

 

Si la vie, si…

Si la vie était un fruit, je croquerais dedans à pleines dents

Prête à risquer l’overdose à chaque instant, et défier Dieu en chipant la pomme d’Adam

 

Si la vie, si…

Si la vie était une odeur, je m’enivrerais de ses séduisantes fragrances, de ces onguents les plus délicats

Me délectant de ce feu d’artifices olfactif  au parfum velouté de nirvana

 

Si la vie, si…

Si la vie était un voyage,baluchon à l’épaule,  je partirais sans me retourner

Avide d’aventures, de rencontres et de souvenirs singuliers

 

Si la vie, si…

Si la vie était une caresse, je me ferais câline, douce et docile

Frissonnante, hypnotisée par les tourbillons dessinés de ses mains habiles

 

Si la vie, si…

Si la vie était un regard, j’y plongerais mon âme avec délice sans même réfléchir

Sans la peur de m’y noyer,  sans fausse pudeur, juste pour le plaisir

 

Si la vie, si…

Si la vie était un paysage,  modelée selon les pulsions de mère nature, avec violence et passion

Je m’inclinerais devant tant d’immensité, devant ce visage qui traverse les époques et les saisons

 

Si la vie, si…

Si la vie est une bataille de tous les jours, avec l’humour comme arme et l’amour en guise de bouclier

Combats après combats, je sais maintenant qu’il ne faut jamais, jamais abandonner

 

Si la vie, si…

Si la vie est la vie,  poésie insolite qui se griffonne sur la spirale d’ADN comme des idées sur du papier,

Magique, pleines de mystérieux secrets cachés au fond de nos yeux, je prendrais soin de ne pas la laisser filer.

 

28 avril, 2013 à 20:49 | Commentaires (0) | Permalien


Ivresse

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Il est tard. Le crépuscule ne résiste pas longtemps à l’intensité de l’ambiance lunaire qui s’impose sur l’horizon. Peu à peu, la rumeur de la ville et les passants se confondent, pendant que la nuit, berçant l’air ambiant, prend dans ses bras les noctambules qui passent par là.

Juste au-dessous des premières étoiles qui apparaissent, de la vois lactée qui trace timidement par dessus nos têtes le chemin des espoirs encore permis de nos futures destinées, doucement le bal des ombres se met en place.

Le brouhaha de la journées s’efface pour laisser place au tintement des verres qui s’entrechoquent, aux rires qui éclatent, aux discussions intimes ou imprévues qui rythment délicatement cet instant parfait, ce moment délectable.

Entraînée par cette mélodie improvisée, véritable symphonie de tous les paramètres ambiants, si complexe et si simple à la fois, la réalité a soudain un goût de paradis imaginaire, artificiel.

Plus rien n’a d’importance. Tout est si parfait, même le temps ne compte plus, et puis le temps c’est maintenant, au présent. Impossible de le saisir, ce lapin blanc toujours à l’heure, au tournant.

La soirée continue son ascension, sans faux semblants, sans chichis, sans tralala. L’alchimie invisible pénètrent sans bruits le moindre centimètre carré de notre peau, les moindre recoins de notre esprit. Ivresse, orgies des sens, euphorie imprévisible.

Se sentir vivant, ici ou ailleurs, partager cette joie universelle sans mots, mais pas sans cœur et arrêter de condamner notre âme d’enfant qui ne demande qu’à sentir, goûter, toucher, voir, entendre, … vivre.

L’obscurité bienfaisante ne sera qu’éphémère, emportant avec elle cette perfection insaisissable, similaire et différente à chaque apparition. L’aurore se rapproche, avec elle un nouvel univers, qui nous rappelle que chaque seconde qui passe suffit à transformer nos vies sur terre.

26 avril, 2013 à 1:33 | Commentaires (0) | Permalien


Le Mur des cons…

…Ou quand les cons murmurent trop fort

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« Toute ressemblance avec des personnages qui auraient existé ou des événements qui se seraient produits ne peut être attribuée qu’à l’intrusion intempestive d’un univers parallèle. »

Jacqueline Harpman (La Dormition des amants)

- « Sacrilège ! Calomnie !

Oui Madame! Oui, je suis choquée!

Non mais vous imaginez? Quelle insolence, quelle effronterie…

Le mur des cons !

Encore un coup tordu de ces gauchos! Partout, ils sont partout vous dis-je!

Le mariage pour tous, et maintenant le murs des cons!

Blasphème ! Infamie !

Je suis choquée vous dis-je! C-h-o-q-u-é-e !

Bien sur qui’il faut saisir la justice contre ces personnes déséquilibrées!

Et mon image dans tout ça? Hein, vous y avez pensé à mon image?

Notre image?

Ma famille politique est sous le choc!

La République est sous le choc!

Terrible, cette chose est terrible!

Et quand je pense aux français…

Pauvres français !

A ce méprisable spectacle qu’ils supportent…

Oui Madame ! Car jours après jours tous ces scandales…

Trop c’est trop!

Outrage ! Offense!

Je demande la dissolution de ce syndicat!

C’est un crime, un mur de la honte!

Une véritable liste noire!

Le mur des cons !

Arrêtons de défendre l’indéfendable!

Que vont penser les gens de la justice?

Au delà des vexations personnelles, je suis en colère,

Très en colère! Oui je suis c-o-l-è-r-e!

Ce sont des pratiques totalitaires!

Je suis choquée, vraiment, choquée!

Le murs des cons!

Diffamation ! Provocation !

Le murs des cons !

Oui Madame c’est grave! Très grave!

Le Mur des cons!

Et pourquoi tous ces gens de droite? Pourquoi tant de haine?

Nous, si respectueux de notre belle langue française

Nous qui soutenons cet homme aux propos irréprochables

Oui, nous, nous nous étions engagés pour une République irréprochable!

Balkany, Sarko, Guaino?

Karcher, racaille, pauv’con?

Non mais arrêtez, là ce n’est pas pareil !

Voilà des hommes qui savent utiliser les figures de style et autres calembours,

Qui se permettent à demi-mots

Le Murs des cons !

Inacceptable ! Intolérable !

Il faut enquêter, créer une commission, dénoncer, dissoudre, punir !

Le Mur des cons !

Oui Madame ! Je suis indignée !

Indignée et choquée !

Un humour potache? Non mais vous rigolez?

C’est un véritable déshonneur !

Le Mur des cons!

Consternant !

Oui Madame !

Et moi j’vous le dis!

On ne nous traite pas de cons impunément!

Préparez-vous à nous entendre fustiger

Dégainer, traquer, dans vos radios, dans vos télés

Sans dérapages, évidemment!

Oui Madame, loin de moi,

Loin de nous la langue de bois »

Pour les non initiésSyndicat de la magistrature : le « mur des cons » suscite l’indignation

Note de l’auteur :
A défaut de se défendre de ne pas être des cons, pour sûr maintenant on sait qu’ils sont cons-tipés!

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24 avril, 2013 à 20:54 | Commentaires (1) | Permalien


Sexe à pile

Sexe à pile dans Lit et ratures 25015360-300x237

 

Sexe à poil ou sexe à pile

Duracel ou alcaline

Meilleur ami de tes copines

… les plus coquines

Pour campagnardes ou citadines

BCBG, bobo branchées, mères au foyer

Frigides, friponnes, filles faciles

 

Sexe à poil ou sexe à pile

Objectif : viser droit dans le mille

Booster ton sex-appeal

Loger dans ton sacs

Lover dans ton sexe

Plastic, silicone, latex

Classique, de luxe, original

Discret, insolent, bestial

Plutôt canard kawai

Verge tonique aïe aïe aïe

Plaisir solo ou partagé

Plongé dans ton intimité

Avec tes désirs les plus secrets

Direction le septième ciel

Tu peux compter sur moi ma belle

Je suis le lapin de ta vie

Le pingouin de tes envies

Le dauphin qui te ramène à la vie

De jour ou de nuit

Sous ta douche, dans ton pieux, dans ton bain

Beau comme un dieu ou qui ne ressemble à rien

Avec moi la petite mort arrive à point

 

Sexe à poil ou sexe à pile

Pour t’épanouir façon subtile

Pénétration, bouquet d’ivresse

Laisse toi aller tout en finesse

En réunion tupperware j’fais un malheur

Heureuses sont celles qui n’ont pas peur

De ressentir ma chaleur

« Allez viens cherchez bonheur »!

22 avril, 2013 à 19:39 | Commentaires (1) | Permalien


Enfer insomniaque

Enfer insomniaque dans Lit et ratures traitement-insomnie

C’était quoi ce bruit ? Trop tard, Morphée a pris la fuite

Sensation de torpeur, douleur chronique qui s’invite

Mes paupières ne supportent plus cette nuit parasite

Mes yeux hagards, grands ouverts s’agitent

Mes méninges au bord de l’implosion palpitent

Le temps se faufile, vite, trop vite

 

Concentre-toi, respire, détends-toi

Dans mon cinémascope, y a mes idées qui galopent, qui galopent

Concentre-toi, respire, détends-toi

 

Non pas elle, pas elle, pas cette… et merde, j’crois que je fais une insomnie

En tête à tête avec ma tête de lit

Je compte les minutes et les moutons me défient

Sans en avoir vraiment envie je refais le film de ma vie

Les images défilent à une vitesse infinie

Présent, passé, futur, je perd le fil du récit

Ces filaments de souvenirs me mettent au défi

Tout à coup j’ai peur, j’ai l’impression que la folie m’envahit

 

Concentre-toi, respire, détends-toi

Dans mon cinémascope, y a mes idées qui galopent, qui galopent

Concentre-toi, respire, détends-toi

Insomnie, insomnie, assomme-moi et puis au lit

 

Impossible d’arrêter la machine infernale

C’est l’enfer insomniaque qui m’attaque le bocal

Tant bien que mal j’essaye de garder le moral

Je me concentre sur des idées banales,  un peu bancales

Mais le torrent de mes pensées déferlent dans mon encéphale

Tsunami, séisme, tempête,  je vis un véritable attentat cérébral

Étrange atmosphère , visages éphémères, paroles en rafale

Répétitions de représentations aux répercussions collatérales

Impossible de lutter contre cet adversaire subliminal, fatal

 

Concentre-toi, respire, détends-toi

Dans mon cinémascope, y a mes idées qui galopent, qui galopent

Concentre-toi, respire, détends-toi

Insomnie, insomnie, assomme-moi et puis au lit

 

Ni tout a fait réveillé, ni tout a fait endormie, figée, bloquée

Soumise aux caprices de ce monstre sans merci, acharné, sans pitié

Qui transforme n’importe quel être humain en véritable zombie, exténué, épuisé

Bref, le temps se dilate, l’insomnie se délecte,  mon corps se délabre, je désespère

Ma conscience a perdu les pédales sans que je ne puisse rien y faire

Les heures me paraissent être des secondes sans fin, une éternité

L’appel du sommeil se transforme en obsession lorsque le jour pointe le bout de son nez

J’emporte avec moi les valises de cette nuit blanche, transparente, effacée

Mon corps et mon esprit affaiblis se raccrochent à des mots pour se rassurer

Sieste, abandon, sommeil, parenthèse, virevoltent au-dessus de mes premiers cafés.

 

Insomnie, insomnie, accroche-toi la journée n’est pas finie…

4 avril, 2013 à 2:21 | Commentaires (3) | Permalien


L’argent au pouvoir!

L'argent au pouvoir! dans Po et Zi argent-verte

Je suis l’argent, je suis le pouvoir,

Je vous aveugle, vous êtes mes esclaves,

Je vous maltraite,

Vous me flattez, m’honorez, me vénérez,

Je n’ai pas d’odeur, pourtant j’enivre vos sens à vous en rendre fou,

De vous, je fais ce que je veux,

De moi on fait ce qu’on peut

Sans moi vous n’êtes rien, sans vous je ne serais pas,

Je suis l’enfer des uns, le paradis des autres,

L’antidote et le poison,

Je vous donne de l’espoir,

Ou au contraire vous plonge dans l’angoisse la plus noire,

J’ouvre des portes pour certains,

En ferme pour d’autres,

Je suis de loin votre plus proche ami,

Ou votre meilleur ennemi !

De moi dépend votre vie,

Vous pouvez me dire merci,

Ou me maudire à vie!

16 décembre, 2012 à 16:46 | Commentaires (4) | Permalien


Amour sauvage

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L’amour est un cheval sauvage,

Libre, fougueux, indomptable,

Il galope, il se cabre,

L’amour est un cheval sauvage,

Qu’on ne peut mettre en cage!

Il se laisse parfois approcher,

Toujours prêt à s’échapper,

Il se laisse parfois caresser,

Toujours prêt à se dérober,

Il se laisse parfois apprivoiser,

Toujours prêt à détaller,

*****

Croyant qu’on peut le dresser,

Que la chevauché peut commencer,

Nous entraînant dans sa course folle, endiablée,

Jamais à l’abri de tomber,

Toujours inciter à recommencer,

On s’accroche à sa crinière,

Sans bien savoir comment faire,

On l’aime pour sa liberté,

Pourtant on cherche toujours à la brider,

Alors il nous fais valser durant la cavalcade,

Par de bien belles ruades,

On se retrouve à terre,

Nu comme un vers,

Mais bien décider à remonter,

Après tout pourquoi ne pas essayer,

La chute n’est pas la fin

Il y a toujours des lendemains

Au hasard du destin!

 

 

 

 

28 août, 2012 à 22:16 | Commentaires (1) | Permalien


Choix toi-même!

Choix toi-même! dans Lit et ratures choix-de-societe

 

 Les moments où l’on doit faire des choix sont sans doute les plus incertains, 

Car bons ou mauvais on ne sait jamais où ils vont nous mener

Hasard ou destin, entre raison et instinct,

Les choix cornéliens  font face à notre volonté

 

Ecouter son intuition, son coeur ou son esprit

Faire la part des choses entre rêve et réalité,

Sans cesse tirailler, torturer, les choix restent maîtres de nos vies,

Le comble dans tout cela, croire les contrôlés

 

Animal Humain qui possède la faculté de penser

La voilà la belle ironie du sort,

Ces dilemme qui mettent en exergue nos destinées

Chamboulent nos certitudes à travers et à tort 

 

Seuls  le temps et les années, les aventures et les épreuves passées,

Toutes ces décisions auront pris leur sens

Sans remords ni regrets,

Nous laissant peut-être une Chance de faire le choix d’une belle existence

 

Respirer, fermer les yeux, s’écouter,

Même si parfois l’on se croit fou

Sont les seuls ingrédients qui peuvent nous guider

… Choix toi-même jusqu’au bout !

5 août, 2012 à 18:18 | Commentaires (0) | Permalien


Sarkozy : On n’oubliera pas… ton bilan de président!

Je partage un passage de l’article « Sarkozy, le scandale Facebook«   de Marteljea sur Médiapart.

 N’oublions jamais : » Lire la suite

19 février, 2012 à 16:24 | Commentaires (0) | Permalien


Page Facebook pour 5ème Vitesse : Vivre avec son temps !

Et voilà, toute belle, toute neuve, toute fraîche, une page facebook pour 5 ème Vitesse!

Pour plus de visibilité sur les articles que je publie!

A bientôt j’espère!

13 février, 2012 à 19:33 | Commentaires (0) | Permalien


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