"La vie est un voyage! Avec ou sans bagages, seul ou à plusieurs, aventurier ou pas, nous sommes tous des voyageurs du temps!"

Histoire d’X : Cauchemar d’une vie rêvée

Avis à vous amis lecteurs, d’ici ou d’ailleurs, voici une nouvelle toute fraîche, qui je l’espère captivera votre attention.

J’ai décidé de la faire paraître en deux « épisodes », étant donné qu’elle est assez conséquente!!!

Histoire aussi de laisser un peu de suspens…

Toutes vos critiques, négatives, positives, neutres… sont les BIENVENUES! (c’est ce qui me permettra de m’améliorer…)

A très vite…

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 X, tout juste la vingtaine, fraîchement recrutée par une entreprise en croissance, était fière d’elle et de ses capacités de persuasion.

A peine sortie de l’école, son diplôme en poche, le monde lui appartenait. Elle prenait ses marques rapidement, et il faut l’avouer, X était assez douée pour enregistrer tout ce qu’on lui apprenait. Ses responsables mettaient de grands espoirs en elle, à la différence de ses collègues qui eux commençaient à ressentir un sentiment de jalousie à son égard.

Efficace, dynamique, réactive, ça commençait à faire beaucoup !

Même les hommes, qui en plus de la trouver intelligente et ne pouvant s’empêcher de la regarder tant elle était jolie et innocente, voyaient en elle une ennemie potentielle pour d’éventuelles promotions.

Mais X n’y prêtait guère attention, c’était là le dernier de ses soucis. D’ailleurs, que pouvait-elle y faire ? 

Elle ne se rendait pas compte des envies qu’elle créait autour d’elle, et si elle s’en était rendue compte, qu’aurait-elle bien pu y changer ? S’excuser d’être elle-même? Moins bien travailler ?  Après tout préserver sa personnalité à l’abri de ces hostilités mesquines et gratuites était tout à fait normal.

Non X était sincère et n’était pas le genre de personne à s’imaginer que les autres puissent dire du mal d’elle. Quelle idée insensée se disait-elle…

Plus elle faisait preuve de spontanéité, plus elle mettait de cœur à l’ouvrage, plus elle s’investissait avec passion, moins elle comptait ses heures, et plus les tensions à demi-mots, les ragots et autres on-dit pullulaient à profusion dans les couloirs des bureaux. Sans s’en rendre compte, X s’isolait dans sa bulle d’acharnement professionnel, si bien qu’au bout de six mois d’ancienneté, elle était respectée de tous ses chefs, et détestée de tous ses collègues.

Mais elle ne savait pas tout ça ! Pensez-vous, ses collègues s’étaient bien garder de lui dire ce qu’ils pensaient, de lui dire qu’elle était devenue le principal sujet de défoulement à la pause-café ou à la maison le soir.

L’entreprise ou travaillait X était une grosse boîte qui promettait un bel avenir en contrepartie d’un investissement total et d’une loyauté sans égal. Pour motiver les troupes, la direction proposait chaque année des séminaires exotiques à ses employés, leur donnant un aperçu des joies que pouvait leur procurer l’argent. Hôtel 5 étoiles, cocktails, diners dans des palaces, activités en tout genre… tout était fait pour charmer, et donner envie de se faire remarquer pour monter en grade.

X qui jusqu’à présent avait toujours eu une vie plutôt modeste, n’en revenait pas de tant de luxe et de volupté, mais ce n’est pas ce qui la motivait.

Elle avait en elle cette sorte de dévouement gratuit, cette beauté du geste, sans rien attendre en retour. Son seul objectif était de prendre du plaisir à ce qu’elle faisait, sans réfléchir à l’effet que cela pouvait produire.

Tant de vertus exacerbaient les membres de son équipe, mais ceux-là n’avaient, en dehors de cette jalousie, rien d’autre à se mettre sous la dent. X ne buvait pas, ne fumait pas, ne sortait pas, son seul vrai défaut étant de se donner corps et âme au travail. Ses collègues étaient bien embêtés de critiquer une fille sans problèmes apparents.

Ils attendaient tous le moindre faux-pas pour la dénigrer officiellement, car ils étaient bien trop lâches, voir même un peu honteux de lui avouer ouvertement qu’elle les  obsédait jours et nuits.

Et plus X rayonnait dans sa plus belle simplicité, plus ils la détestaient en silence, dans les recoins des couloirs, de la cantine,

Bien sûr quand ils la voyaient, c’était grand sourire, franche bise ou poignée de mains, et X était à deux cent lieux de s’imaginer qu’elle était la cause de tant de complexes d’infériorité mal placés.

Ca faisait maintenant un an qu’X s’épanouissait dans  cette ambiance malsaine qu’elle ne percevait pas. Elle avait obtenu de très bons résultats, mérités après tant d’investissement et de dévotion personnelle.

Elle participa donc à son premier séminaire. Cette année l’entreprise, au regard des bons chiffres de l’année, avait vu grand, un voyage de trois jours en Toscane, dans un Hôtel de luxe, avec piscine, suite, nourriture délicate et alcool de premier choix. La beauté du lieu rajoutait du rêve, de la magie, et symbolisait les possibilités offertes à qui ferait les efforts nécessaires pour y arriver.

Les collègues de X étaient prêts à saisir n’importe quelles occasions pour traquer la moindre erreur, le moindre faux-pas qui déstabiliserait la jolie X.

Le premier soir, rien de spécial ne se produisit, si ce n’est qu’une des employées avait remarqué qu’X, sûrement par politesse, ne pouvait dire non lorsqu’on lui proposait un verre de vin.

En fait ce n’était pas exactement de la politesse. X pensait simplement, en toute sincérité, qu’elle aurait été bien « pédante » de refuser un si bon nectar, alors qu’elle avait vu son père boire tant de vinasse à pas cher, se plaignant sans cesse de la connerie du pouvoir d’achat. A cause de cette sorte de respect paternel, elle ne pouvait dire non.

Le lendemain, l’information avait déjà fait le tour de toutes les chambres, c’était le fruit défendu rêvé.

La soirée commença par un cocktail huppé, ou chacun parlait ni trop bas, ni trop fort, ou il fallait être classe, mais pas vulgaire.

X arriva plus belle que jamais. L’éclat de sa beauté fit taire l’assemblée une fraction de seconde, quasiment imperceptible, mais tout le monde avait eu le loisir de l’observer de haut en bas.

Les hommes la trouvaient radieuse, les femmes la trouvait aguicheuse, X, elle, était simplement heureuse. On lui servit un premier verre de champagne, et ses responsables s’empressèrent de trinquer à son succès, à son investissement, à ses efforts, et lui firent comprendre que ce n’était plus longtemps qu’elle serait remarquée par le grand patron. 

Parmi toutes ces belles paroles, X restait toujours humble, juste égale à elle-même.

Le bras droit du grand chef, la trentaine passé, l’avait déjà repérée depuis un petit bout de temps, mais impossible d’approcher cette femme si pure et innocente.

Impossible de lui envoyer des messages, des signes qui parlent à la place des mots. L’employée de la veille, complétement obnubilée par son envie de vengeance remarqua la chose. Il ne lui en fallait pas plus pour qu’un plan machiavélique s’empare de son cerveau.

Elle s’empressa de partager ses intentions mesquines avec ses semblables, qui remarquèrent l’esprit vif et efficace de celle-ci.

L’égo gonflé à bloc, elle se rapprocha de X, lui proposa à nouveau une coupe de champagne, et commença à lui parler de tout de rien, chaque parole étant prétexte à trinquer. X qui ne buvait jamais, commença à sentir ses jambes légères et cotonneuses. Elle rigolait bêtement aux pseudos blagues de sa détractrice.

Elle était une fois de plus bien loin de s’imaginer qu’elle puisse être la cible de tant de méchanceté et encore plus de stratagèmes tordus visant à la détruire. Car oui, la jalousie des débuts avaient eu le temps de mûrir, et de devenir une véritable croisade acharnée à son encontre.

Ils passèrent à table pour le diner. X commençait à ne plus avoir toute sa tête, mais son doux caractère lui permettait de garder les pieds sur terre. L’employée, qui avait fait circuler le message, réussi à faire parvenir aux oreilles du bras droit du grand chef, que ce qu’il désirait allait peut-être s’avérer être possible.

C’était un vrai travail d’équipe. X se retrouvait donc assise à côté de l’employée et en face du bras droit. Le vin coulait à flot, les mets se succédaient, les discussions s’entremêlaient de droite à gauche, de gauche à droite.

L’employée voyant qu’X commençait à être ivre, essaya de se faire confidente, et commença à poser des questions intimes avec une certaine verve, histoire d’en faire profiter l’assemblée.

X n’avait rien de spécial à raconter, mise à part sa passion pour son travail, sa vie modeste, et quelques amours de jeunesse.

Le signal avait été donné, le moment de passer à l’action pour le bras droit était venu. Il parlait à X avec une voix suave, usait de son regard le plus enjôleur, et surtout partagea avec elle sa commune passion pour son travail.

X remarqua dans son ivresse que cet homme lui faisait du gringue, mais sa retenue naturelle lui donnait un air assez froid, comme si elle ne réalisait pas ce qui lui arrivait. Le bras droit, à la vue de tant de difficultés, redoublait de charme et de séduction.

Il enleva une chaussure, et avec un clin d’œil complice à l’employée qui était devenue le temps de la soirée sa meilleure amie pour l’aider à avoir ce qu’il voulait, et se mit à caresser la jambe de X, tout en restant naturel et tout sourire.

X sentie une sorte de chaleur la parcourir. Après tout, elle n’était qu’une femme, et l’alcool faisait le reste. Elle devint rouge, et se sentait complètement dépassée. Sa raison bienveillante s’était mise en veille. Sans trop réfléchir, elle enleva également une de ses chaussures, et se laissa aller à cette folie.

Quand le repas fut terminé, l’employée glissa à X que le bras droit avait sûrement des vues sur elle. X, naïve, croyant parler à une nouvelle confidente lui fit part de ce jeu de jambes. L’employée vanta alors le bras droit, son intelligence, sa classe, son charisme,… jusqu’à ce que X lui dise qu’effectivement il n’était pas trop mal. L’employée avait marqué un point.

La suite de la soirée se poursuivait dans une boîte de nuit de la région, réputée pour son ambiance et sa fréquentation.

Le bras droit ne lâchait pas X du regard, et X laissait divaguer son esprit à des folies qu’elle ne se permettait que très rarement.

Avec le soutien de celle qu’elle croyait être une future nouvelle amie, elle ne se sentait pas en danger. Entre temps, le reste du groupe avait eu le résumé de la situation, et attendait patiemment la chute de X.

Cependant, certains commençaient à trouver cela glauque et obsessionnel, et cela ne les faisait plus vraiment rigoler, après tout X était une fille gentille, sans histoire, elle aimait juste son travail et n’avait aucune mauvaise intention.

Mais il était trop tard pour faire machine arrière, le plan fonctionnait à merveille, et rien ne pouvait empêcher la suite des évènements de se dérouler.

Bercée par la musique et les effets des élixirs, X n’avait plus vraiment de prise sur sa conscience. Personne ne l’avait jamais vu comme ça. Elle dansait avec grâce et dégageait une sorte d’érotisme envoûtant.

Le bras droit se rapprocha d’elle, lui prenant la main de temps à autre pour la faire tourner, et réussi enfin à la prendre dans ses bras. Il lui serait la taille, respirait son odeur, lui lançait des regards langoureux…

X  désabusée, se laissait aller dans les bras de cet homme. Elle se laissait distraire, caresser, sentir, toucher…et par la force des choses commença à faire de même.

Le bras droit compris que le moment opportun s’offrait à lui.

Il regarda X droit dans les yeux, et posa ses lèvres sur les siennes. Cette étrange situation les laissa tous deux en émoi, même si le bras droit savait au fond de lui que sans l’alcool et l’aide de son acolyte, X n’aurait jamais fait ça.

Dans un premier temps il se sentit mal à l’aise, puis tout compte fait que cela pouvait-il bien lui faire ? Une fille aussi douce et belle qui s’offrait à lui-même sous l’emprise de l’ivresse, il s’en fichait bien, et une seule chose l’intéressait vraiment.

Ils s’embrassèrent quelques fois sur la piste de danse, pendant que les autres se délectaient de voir X tomber dans les bras de ce charmeur de pacotille, qui a chaque nouveau séminaire recherchait la proie la plus difficile à conquérir.

Ils partirent s’assoir sur les banquettes et le bras droit s’en donna à cœur à joie dans sa découverte sensuelle et corporelle. Une main par ici, une main par là… X sentait sa tête tourner. A un moment, elle voulut reprendre le dessus, mais les effets de l’alcool rendaient ses sens avides de sensations.

Un curieux mélange de folie et de retenue lui torturait la tête et les entrailles.

Ses collègues commençaient à crier victoire, ils avaient là de quoi la mettre mal à l’aise pendant un bon bout de temps, et si le grand chef apprenait ça, adieu la promotion.

A suivre très prochainement….

29 mars, 2011 à 13:28


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