"La vie est un voyage! Avec ou sans bagages, seul ou à plusieurs, aventurier ou pas, nous sommes tous des voyageurs du temps!"

La fin du Nouveau Monde (Nouvelle)

La fin du Nouveau Monde (Nouvelle) dans Lit et ratures

 I

 Cela faisait maintenant quelques temps que les autorités s’inquiétaient sérieusement : les humains avaient commencé à découvrir vraiment trop de choses dans l’Univers et sur l’Univers.

Pendant plusieurs millions d’années, on s’était souvent moqué de leurs développements intellectuels et technologiques plus lents que la moyenne galactique, et on les avait laissé continuer de faire des recherches en pensant qu’ils étaient inoffensifs et bien trop préoccupés par leurs problèmes de Terriens.

Mais là, s’en était assez, les Hommes en voulaient toujours plus, plus d’argent, plus d’espérance de vie, plus de nourriture, plus de chefs, plus de pouvoir, plus d’informations, plus de productions, plus de savoir et surtout plus de science, plus d’expériences dans l’espace, conquérir chaque jours plus de kilomètres et repousser les limites du « Monde » connu.

Ce n’est pas que nous n’aimions pas les humains, au contraire, pendant très longtemps suivre leur évolution était une sorte de passe-temps.

Par exemple, lorsqu’ils ont découvert que leur Terre était ronde, et qu’elle tournait sur elle-même, mais également qu’il y avait de la gravité, des atomes, des molécules, tout cela était amusant et de plus ils avaient finis par faire taire tous les chercheurs, comme Galilée et Copernic, ce qui ralentissait considérablement leur propre évolution.

Les Hommes avançaient à si petit pas pour nous, et surtout ils se croyaient éperdument seul dans l’Univers, ils n’étaient donc pas dangereux.

C’est au cours de leur vingtième siècle que quelque part tout a commencé.


Jusque là, les connaissances qu’ils avaient acquises sur l’Univers, les Etoiles, les Soleils, les Planètes, les Galaxies, ne représentaient aucune menace.

Puis à partir de la Seconde Guerre Mondiale, au milieu du vingtième siècle, les Hommes toujours en quête de pouvoir et de domination ont voulu essayer une nouvelle arme.

Plutôt que de s’entretuer au corps à corps, avec des armes traditionnelles, ou choisir de ne plus se massacrer, ils avaient trouvé la chose la plus machiavélique qu’il soit. Machiavélique, car elle ne demandait quasiment pas d’investissement humain sur le terrain, et de plus elle permettait de faire beaucoup de morts à la fois.

Cette nouvelle arme fut la bombe atomique.

En effet plusieurs années auparavant des chercheurs, comme Marie Curie, Otto Hahn, Albert Einstein, avaient découvert respectivement, la radioactivité, la fission de l’atome puis les armes atomiques.

Ce qui aurait pu devenir une invention utile et faisant le bien de tous s’est avérée devenir quelque chose de meurtrier.

Puis vint les premiers voyages dans l’espace, la découverte de leur satellite, la Lune, ce qui pour nous ne représentait qu’une minuscule avancée.

Seulement contrairement à nous, les Humains font partis des espèces qui se reproduisent très vite et en grand nombre.

Ils aiment bien s’organiser, se regrouper, mais pas tous ensemble, entre clan, entre famille, entre peuple, entre culture, entre même groupe social, car les hommes ont souvent peur des différences.

Ils ont aussi besoin d’être dirigé (d’ailleurs nous n’avons jamais compris pourquoi ils ne s’auto-géraient pas comme nous qui complétons les forces et les faiblesses de chacun), c’est un peu comme s’ils doutaient de leur propre capacité d’adaptation.

Car sur la Terre, les Hommes n’ont jamais su s’accepter les uns les autres, ou disons plutôt que ceux qui réunissent le plus grand nombre, la majorité comme ils disent, imposent à tout le reste de la population, des populations, une façon de vivre, de penser, d’aimer, de mourir, de travailler, malgré ou à cause des religions, des politiques, des cultures, des langues,…

C’est également un des éléments que nous trouvons aussi de plus en plus inquiétant, comment faire confiance à tous ces Terriens, qui vivant tous ensemble, n’arrivent pas à se tolérer et ne savent pas ou ne savent plus ce qu’on appelle la solidarité.

Comment cela se passerait-il s’ils arrivaient à découvrir qu’ils ne sont pas les seuls dans l’Univers, et qu’en plus ce ne sont ni les plus intelligents, ni les plus rapides, ni les plus forts, ni les plus normaux, car les humains aiment bien les normes pour se sentir rassurer.

Voilà donc les trois principaux problèmes que rencontrent nos autorités avec les habitants de la Terre, le manque incessant de toujours en vouloir plus, l’incapacité de vivre dans la justice, l’harmonie et le respect de chacun, et enfin leur nombrilisme extrémiste qui les poussent à détruire tous ce qui ne leur ressemble pas ou qu’ils ne connaissent pas.

C’est tout de même le seul peuple de tout l’Univers qui s’entretue lui-même.

Enfin à certaines périodes de leur histoire c’était les peuples colonisateurs qui détruisaient ou acculturaient les peuples « colonisés ». L’Empire Romain, les Barbares, les premières conquêtes occidentales de l’autre côté de l’Atlantique avec la dissémination des Indiens d’Amériques du Sud comme les Mayas, les Incas (chiffres), les peuples de l’Amérique du Nord, mais qui ont également participer à l’esclavagisme, à la déportation ainsi que trop souvent à la mort des populations africaines, Tziganes, Juives, et tant d’autres.

C’est étrange car beaucoup de ces populations étaient en parfaite harmonie avec la nature, ils respectaient leur environnement, leurs enfants en leur laissant une planète propre et sereine, mais les Hommes du Nouveau Monde ont tout saccagé, comme si ces Hommes si proches de la Vie et des éléments les gênaient.

Après plus de Quarante siècle d’existence, c’est comme s’ils avaient régressé, ils ont remplacer, ou plutôt troquer leur valeurs morales et humaine par des valeurs matérielles et artificielles.

Ça aussi ça nous faisait rire avant, quand on voyait que sur la Terre, depuis les premières formes de vies humaines, qu’il y a toujours eu ceux qui dirigent et ceux qui exécutent, ceux qui sont très riches et ceux qui sont très pauvres, les hommes et les femmes, le dominant et le dominé, un vainqueur et son vaincu. Les Hommes aiment bien la dualité.

C’est également le seul peuple qui a détruit son environnement et qui continue de le faire.

On ne pouvait plus rester là, à les observer et essayer de les comprendre, car depuis leur naissance, les Hommes avaient bien changé.

L’inconnu, la plus grande peur des Hommes était maintenant devenue la notre.

Nous pensions que le jour viendrait ou ils nous découvriraient, et nous avions plusieurs questions sans réponses, « Vont-ils vouloir nous exterminer car nous sommes différents ? Vont-ils vouloir essayer de nous diriger et imposer leur pouvoir par la force ? Nous comprendraient ils ? Nous laisseraient ils dialoguer et communiquer, leur expliquer qui nous sommes ? »

Trop peu d’Hommes sont sages sur la Terre, trop peu sont humbles, et c’est bien dommage, car les Hommes ne sont pas mauvais dans le fond, ils n’ont pas une bonne Education de la Vie, d’ailleurs il y a 3 siècle de cela maintenant, Jean-Jacques Rousseau, un de leur philosophe, disait « L’Homme naît bon, c’est la société qui le corrompt ». Mais à vrai dire nous n’avons toujours pas réellement compris ce qu’ils nomment « société ».

C’est un peu comme s’il y en avait une générale, la dominante, et toutes les autres, à petite échelle, les dominées.

Il y en a tellement des sociétés, sociétés traditionnelles, sociétés contemporaines, sociétés d’entreprises, sociétés secrètes, primitives, capitalistes, féodales, civiles, …

Étymologiquement « société » vient du mot latin societas, socius, qui voulait dire compagnon.

La définition que l’on peut trouver dans ces gros livres, appelés dictionnaires, qui regroupent toutes les explications des mots connus, est la suivante : « Mode de vie propre à l’homme et à certains animaux, caractérisé par une association organisée d’individus en vue de l’intérêt général ».

C’est pour cela que nous n’arrivons pas à comprendre, il y a trop de paradoxes et de contradictions, la définition parle d’un intérêt général, et finalement cet intérêt ne concerne trop souvent qu’un petit nombre.

La peur, et l’inconnu, qui les ont si souvent monté les uns contre les autres, allaient peut-être les faire se liguer contre nous ?

Quelle prétention avaient ils de se croire seul dans un Univers, vieux de plus de vingt milliards d’années, et sans limites définies.

 A suivre

5 juillet, 2011 à 12:53


2 Commentaires pour “La fin du Nouveau Monde (Nouvelle)”


  1. Jazza écrit:

    Mais qui sont-ils???
    L’ironie du chemin de l’humanité & de son homme moderne…
    Une prose qui mérite sa place & d’être dépoussiérée… ;-)

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  2. souvenirs19 écrit:

    Bonjour
    blog certainement intéressant…
    MAIS, la police de caractère devrait être changée afin que tout le monde puisse lire…
    Cordialement

    Dernière publication sur Je me SOUVIENS... : FRERES ennemis etc...

    Répondre


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