"La vie est un voyage! Avec ou sans bagages, seul ou à plusieurs, aventurier ou pas, nous sommes tous des voyageurs du temps!"

Enfer insomniaque

Enfer insomniaque dans Lit et ratures traitement-insomnie

C’était quoi ce bruit ? Trop tard, Morphée a pris la fuite

Sensation de torpeur, douleur chronique qui s’invite

Mes paupières ne supportent plus cette nuit parasite

Mes yeux hagards, grands ouverts s’agitent

Mes méninges au bord de l’implosion palpitent

Le temps se faufile, vite, trop vite

 

Concentre-toi, respire, détends-toi

Dans mon cinémascope, y a mes idées qui galopent, qui galopent

Concentre-toi, respire, détends-toi

 

Non pas elle, pas elle, pas cette… et merde, j’crois que je fais une insomnie

En tête à tête avec ma tête de lit

Je compte les minutes et les moutons me défient

Sans en avoir vraiment envie je refais le film de ma vie

Les images défilent à une vitesse infinie

Présent, passé, futur, je perd le fil du récit

Ces filaments de souvenirs me mettent au défi

Tout à coup j’ai peur, j’ai l’impression que la folie m’envahit

 

Concentre-toi, respire, détends-toi

Dans mon cinémascope, y a mes idées qui galopent, qui galopent

Concentre-toi, respire, détends-toi

Insomnie, insomnie, assomme-moi et puis au lit

 

Impossible d’arrêter la machine infernale

C’est l’enfer insomniaque qui m’attaque le bocal

Tant bien que mal j’essaye de garder le moral

Je me concentre sur des idées banales,  un peu bancales

Mais le torrent de mes pensées déferlent dans mon encéphale

Tsunami, séisme, tempête,  je vis un véritable attentat cérébral

Étrange atmosphère , visages éphémères, paroles en rafale

Répétitions de représentations aux répercussions collatérales

Impossible de lutter contre cet adversaire subliminal, fatal

 

Concentre-toi, respire, détends-toi

Dans mon cinémascope, y a mes idées qui galopent, qui galopent

Concentre-toi, respire, détends-toi

Insomnie, insomnie, assomme-moi et puis au lit

 

Ni tout a fait réveillé, ni tout a fait endormie, figée, bloquée

Soumise aux caprices de ce monstre sans merci, acharné, sans pitié

Qui transforme n’importe quel être humain en véritable zombie, exténué, épuisé

Bref, le temps se dilate, l’insomnie se délecte,  mon corps se délabre, je désespère

Ma conscience a perdu les pédales sans que je ne puisse rien y faire

Les heures me paraissent être des secondes sans fin, une éternité

L’appel du sommeil se transforme en obsession lorsque le jour pointe le bout de son nez

J’emporte avec moi les valises de cette nuit blanche, transparente, effacée

Mon corps et mon esprit affaiblis se raccrochent à des mots pour se rassurer

Sieste, abandon, sommeil, parenthèse, virevoltent au-dessus de mes premiers cafés.

 

Insomnie, insomnie, accroche-toi la journée n’est pas finie…

4 avril, 2013 à 2:21


3 Commentaires pour “Enfer insomniaque”


  1. Jazza écrit:

    Je te savais cérébrale et passionnée par le sommeil et le monde onirique mais là c’est son antagoniste qui t’as inspiré…. ;-)

    Une fois de plus une belle sonorité rythme ta prose et s’impose au lecteur… Pourvu que ta poésie ne se récite pas que la nuit….

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  2. Kevin écrit:

    Hola ¿cómo estás Fanny?

    J’aime ta prose, elle me parle. Un peu comme un souvenir lointain, d’une époque révolue. Une période de ma vie ou ma pensée et mon identité étaient totalement confondus. J’étais l’esclave de mes idées. Tantôt avec elles j’arpentais des endroits magnifiques. Tantôt je me retrouvais empêtré dans des marécages infâmes. Cela m’arrive encore aujourd’hui je ne suis pas un être libéré. Mais je connais le pouvoir qui permet de se sortir des idées noirs, on le nomme lâcher prise.

    Tes mots te dévoilent, tu as déjà compris que tes idées ne sont pas toi. Que ton pouvoir se situe dans la concentration plutôt que dans le contenu des images qui défilent en toi. Concentre-toi. Respire. Écoute les. Concentre toi. Respire. Regarde les. Concentre toi. Respire. Ressent les. Concentre toi. Respire. Reconnait les puis lâche les.

    « Dans tout jeu, il y a un adversaire et il y a une victime. Le tout est de savoir quand on est l’un afin de devenir l’autre. » ;)

    J’ai commencé à t’écrire quelques autres lignes mais je ne savais pas ou les envoyer, fait en moi part a cette adresse: lookoud@hotmail.fr

    Bisous!
    Kevin

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  3. cinquiemevitesse écrit:

    Bonjour Kevin!

    Je ne pensais pas que tu t’en souviendrais, alors j’suis très contente que tu sois passé faire un tour ici ;-)
    Moi le lâché prise j’y arrive mais pas assez souvent à mon goût!
    Comme tu dis je crois encore être l’esclave de mes idées. Mais comme l’as dit Confucius, « connais-toi toi même », et je pense que pour y arriver, il faut forcément un jour ou l’autre aller au plus profond de soi, et par là-même de ses côtés obscurs!

    Au plaisir également, et merci pour ta prose et ce bout de toi sur l’autre article! :-)

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