"La vie est un voyage! Avec ou sans bagages, seul ou à plusieurs, aventurier ou pas, nous sommes tous des voyageurs du temps!"

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Histoire d’X : Rupture

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Les trombes d’eau avaient fini de s’écraser sur la faïence. On entendait encore quelques gouttes se faufiler discrètement dans le siphon de la douche. X essora rapidement sa chevelure, frotta ses pieds sur le tapis de bain, et attrapa de quoi se sécher tout en marmonnant:

« - Si y a bien une chose de sûr dans la vie, c’est qu’on est toujours l’ex de quelqu’un ! Et pas plus tard que maintenant j’prends la décision de me séparer de ce quelque un. Oui, ça y est, c’est décidé! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer ! Allez chiche, vas-y ma cocotte, prend ton courage à deux mains ! Je sais que tu peux l’faire, il est temps ! Bon ça va pas être facile, mais ça sera bénéfique, tu verras ! ».

Plantée dans sa salle de bain, serviette en éponge bon marché nouée autour de ses hanches, X se parlait à voix haute, s’agitant dans tous les sens, ouvrant tiroirs, placards, réunissant tous les accessoires dont elle avait besoin pour se préparer.

« - Faut dire que j’le supporte plus ce foutu caractère. C’est pas tant ses mimics et ses petits travers…, mais ce fichu caractère, c’est clair j’vais m’le faire. Ce champion de la procrastination, qui repousse tellement l’action au lendemain, voir au sur-sur lendemain, ben qu’au final y s’passe rien… Wallouh, nada, que dalle !  et puis les « j’le fais, j’le fais pas », « j’y vais, j’y vais pas », les « j’sais pas »… ben oui parce qu’en plus il est indécis le bougre ! Et ce manque de confiance en lui… non mais n’importe quoi, faut arrêter! Toujours entrain d’analyser les réactions des autres, de scruter leurs avis, de chercher dans leurs regards des réponses introuvables. Et ce manque d’estime en soi dégoulinant de mélancolie… Parlons-en… Tragédie de la vie… Pauvre petit Caliméro ! Plus j’y pense et plus j’me rends à l’évidence, on a atteint les limites lui et moi… Faut qu’on crève l’abcès tant que le divorce peut encore se faire à l’amiable, avant qu’on se déchire définitivement, avant qu’il ne soit trop tard !

Oui, ça y est, c’est décidé ! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer »

X arrêta son remue ménage un instant et se tue. Elle en profita pour enfiler ses vêtements avec une certaine nonchalance, puis se brossa les cheveux. Son regard cherchait à s’éviter, en haut à gauche, en bas à droite, mais jamais en face à face. A vrai dire croiser son reflet dans la glace, ça n’avait jamais été sa tasse de thé. D’ailleurs elle détestait les salles de bain, ces pièces humides toujours revêtues de surfaces polies offrant à l’esprit le luxe de se mirer et le loisir se lorgner. L’apparence, pensait X, cette sorte de sésame indispensable, était devenu une véritable icône de reconnaissance dans la société moderne. Cette réflexion la replongea aussitôt dans son monologue. Il était accompagné d’un enchaînement de gestes tous aussi insignifiants les uns que les autres, mais cela lui permettait de fustiger librement tout en continuant d’éviter son image.

« - Satané caractère ! J’peux plus le blairer ! Il lui manque cruellement de courage, de volonté. Motivé à tout, ça oui, mais par dessus tout, prêt à rien ! Surtout ne pas prendre de risques ! Et puis quoi encore ! C’est qu’il faudrait pas le brusquer le pauvre petit… Non, ne rien tenter c’est mieux, ça évite l’échec, la frustration ! Pas de danger ! Pourquoi s’aventurer vers l’inconnu alors que vivre dans sa bulle c’est garanti sans naufrage ! Manquerait plus qu’il se noie tiens ! Mais préfère pas se mouiller cet empoté, cet handicapé des relations, des situations, des discussions… Insipide caractère, j’peux plus l’encadré! Invivable, imbuvable…  

Oui, ça y est, c’est décidé ! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer » se dit-elle en tapant du poing sur l’évier. Elle paraissait alors être entrée en transe. Les mots rebondissaient autour d’elle sur les murs encore ruisselant de vapeur d’eau et raisonnaient en fanfare dans sa tête.

« - Maudit caractère ! Bienvenue dans mon calvaire, il me fait vivre l’enfer… Cet introverti, ce renfermé, ce lâche… Oui, c’est un lâche, voilà c’qu’il est ! J’le vois bien des fois, quand il a envie de s’exprimer, se taire et baisser les yeux, au cas où on pourrait lui demander son opinion… alors plutôt que vivre ridicule, il préfère mourir muet. J’sais pas ce qui me retiens des fois de lui mettre mon poing dans le nez, histoire de l’bousculer un peu, de l’arracher de sa mélasse pseudo dramaturgique, ce trouillard, cet immonde froussard. J’m'en veux d’avoir tellement attendu, d’avoir pris tant de temps à réagir, laissant faire les choses sans m’y opposer. Ce peureux craintif dégonflé, victime de lui-même, ce misérable clown triste, parasite de l’espèce humaine, m’a lessivé, m’a pompé mon énergie vitale, ma personnalité. Sa voix, silencieuse, sa raison, prisonnière de ses œillères, incapable de se battre, de se relever, d’avancer. Je le méprise ce coincé, cet ignoble traître. Oui, un traître, il n’existe pas meilleur mot mieux pour le décrire ! Mais maintenant c’est fini, terminé, basta ! J’vais lui dire tchao à ce pantin !  

Oui, ça y est, c’est décidé ! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! j’vais me libérer »

X leva les yeux au ciel et fixa le plafond blanchâtre quelques secondes. Elle inspira de toute ses forces, jusqu’à ce que ses poumons lui donnèrent la sensation d’être au bord de l’implosion. Un ange passa par là lorsqu’elle reteint cette bouffée d’oxygène. Puis, relâchant, déversant, dégueulant tout ce mal qui la rongeait depuis si longtemps, elle se regarda enfin. Elle serra ses points, se toisait, s’observait.

« - Oui, ça y est, c’est décidé ! Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! j’vais me libérer » répéta-t-elle deux trois fois, quand un léger frottement sur la porte vint la distraire.

« - X ? Tout va bien? Tu fais quoi? T’es prête ? On doit y aller, on va être en retard ! Dépêches-toi, je t’attends en bas! »

« - Oui, oui mon chéri, j’suis prête ! J’arrive tout de suite ! »

X n’avait pas quitter son regard du coin de l’œil. Elle tendit son bras droit vers la glace, mimant une poignée de main, se fit un sourire, en murmurant:

« - Oui, c’est décider, j’vais changer, j’vais m’libérer ! En ce jour solennel, je suis au regret de t’annoncer cher moi, cher caractère, que je prends la décision non négociable de te quitter ! Oui, je rompt, je demande le divorce ! Terminé de me martyriser ! Terminé de s’éviter ! Je décide aujourd’hui de faire la paix. Je stoppe les batailles, les luttes, les conflits intérieurs, je m’arrache de ces sables mouvants dans lesquels je m’étais engluée, réfugiée. Ça prendra peut-être un peu de temps, mais mon choix est fait, l’avenir, mon avenir, appartient à partir de maintenant au présent! »

Note de l’auteur : 

Je dédicace ce texte à toutes les personnes ayant vécu ou vivant un enfer avec elles-mêmes, aux spasmophiles et à la formidable force de l’imagination du cerveau humain, aux timides, aux introvertis qui boivent, aux extravertis qui se taisent, à tous ceux qui sont trop dur avec eux-mêmes, à ceux qui n’ont pas confiance, aux clowns tristes et tous ceux qui s’y reconnaîtront.

Histoire d’X : Cauchemar d’une vie rêvée

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Avis à vous amis lecteurs, d’ici ou d’ailleurs, voici une nouvelle toute fraîche, qui je l’espère captivera votre attention.

J’ai décidé de la faire paraître en deux « épisodes », étant donné qu’elle est assez conséquente!!!

Histoire aussi de laisser un peu de suspens…

Toutes vos critiques, négatives, positives, neutres… sont les BIENVENUES! (c’est ce qui me permettra de m’améliorer…)

A très vite…

Histoire d'X : Cauchemar d'une vie rêvée dans Histoire d'X p0vv13yc

 X, tout juste la vingtaine, fraîchement recrutée par une entreprise en croissance, était fière d’elle et de ses capacités de persuasion.

A peine sortie de l’école, son diplôme en poche, le monde lui appartenait. Elle prenait ses marques rapidement, et il faut l’avouer, X était assez douée pour enregistrer tout ce qu’on lui apprenait. Ses responsables mettaient de grands espoirs en elle, à la différence de ses collègues qui eux commençaient à ressentir un sentiment de jalousie à son égard.

Efficace, dynamique, réactive, ça commençait à faire beaucoup !

Même les hommes, qui en plus de la trouver intelligente et ne pouvant s’empêcher de la regarder tant elle était jolie et innocente, voyaient en elle une ennemie potentielle pour d’éventuelles promotions.

Mais X n’y prêtait guère attention, c’était là le dernier de ses soucis. D’ailleurs, que pouvait-elle y faire ? 

Elle ne se rendait pas compte des envies qu’elle créait autour d’elle, et si elle s’en était rendue compte, qu’aurait-elle bien pu y changer ? S’excuser d’être elle-même? Moins bien travailler ?  Après tout préserver sa personnalité à l’abri de ces hostilités mesquines et gratuites était tout à fait normal.

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Histoire d’X : Battement d’elle

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Battement d’elle

 

L’air est chaud, et l’on peut percevoir le battement des ailes des hirondelles à travers ce silence serein.

un champ de blé inonde la vue de son auréole dorée.

X se laisse porter par les alizés, elle vole au ras de ces fleurs qui dansent.

Elle respire, regarde, écoute.

Tout est magnifique, tout est parfait.

Toujours aveuglée par la lumière du ciel et de la terre, elle aperçoit non loin de là, un arbre majestueux qui semble lui proposer de le rejoindre.

 

X hâte alors sa course, pressée de communier avec lui.

Quand tout à coup, c’est le coup de foudre.

Cet arbre est si somptueux, si rassurant. C’est un énorme chêne, vieux d’au moins 1000 ans.

A ses pieds, un petit tapis vert , parsemé de fleurs, toutes plus belles et odorantes les unes que les autres.

X se dit que cette chose exceptionnelle est sans doute due à la présence du petit ruisseau qui coule non loin de ses racines.

Alors une fois là, elle se pose dans une de ses branches.

Le vent la caresse doucement, elle écoute la force tranquille de l’eau qui coule , et les délicats parfums des fleurs pénètrent  son corps de toutes parts.

Tous ses sens sont en éveil  et elle se laisse porter par cette sérénité qui lui remplit son âme de bonheur.

A ce moment, elle se dit qu’elle est sûrement l’hirondelle la plus heureuse du monde.

Elle se dit même qu’elle est l’être vivant le plus heureux, le plus rempli de paix et de calme, ici, là et maintenant, à l’ombre de toute l’agitation du monde.

 

Histoire d’X : Vie d’Art-triste

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Histoire d'X : Vie d'Art-triste dans Histoire d'X ernst-ludwig-kirchner-toilette-449x600Face à son miroir, X se regardait, une fois de plus. Son visage, sa poitrine, son ventre, son sexe, ses hanches, ses jambes, ses pieds.

À vrai dire, X ne se reconnaissait plus.

- « Ça s’empire d’années en années », remarqua-t-elle à haute voix,

- « Mais qui es-tu? » continua-t-elle en se regardant…

- « Regardes moi ce cul, il est énorme! Et ce ventre… impossible à faire disparaître ! Et ce visage,… pourquoi? »

Tel un rituel, X prit alors sa crème de jour. Elle en badigeonna de haut en bas sur son visage puis elle le recouvrit de poudre dorée, pour la bonne mine, et utilisa tout un tas de couleurs sur sa bouche, ses yeux, ses joues, pour cacher.

Le masque venait d’être posé.

 Puis X se tourna alors vers sa garde robe.

Slip ventre plat, bas qui affinent les jambes, talons pour se grandir et s’élancer… puis elle sortit ensuite de son armoire une robe noire.

Le costume venait d’être trouvé.

Puis touche finale, le parfum.

X avait peur qu’on sente son odeur, son odeur qu’elle sentait vieillir et qui l’insupportait, qui lui collait à la peau, celle qui la suivait partout et qui hantait ses nuits.

Un nouveau personnage venait de  naître.

Maintenant X savait qu’on allait s’intéresser à elle, surtout les hommes.

X était seule, et elle ne savait même plus depuis quand, bien trop longtemps sûrement pour ne plus arriver à s’en rappeler.

Étrangement, cette fois X avait oublié ses boucles d’oreilles, ses préférées, celles qu’elle  posait toujours près du miroir.

L’air détaché, X prit le dernier élément de sa parure, mais ce qu’elle redoutait le plus arriva.

Son regard s’arrêta. On pouvait lire dans ses yeux qu’une effroyable peur commençait à la paralyser.

Ses yeux noirs charbonneux, cette robe vulgaire, tous ces artifices…. c’était pourtant bien elle.

Son corps était-il encore à l’image de ce que lui laissait entendre son esprit ?

Non.

Ce qu’elle venait de comprendre depuis toutes ces années c’est qu’elle se dégoûtait, qu’elle était devenue une intruse de ce monde rempli de vie.

X se dit en elle que ce n’était pas possible, alors elle oublia et s’imagina autrement.

Sa raison lui avait échappée lentement mais sûrement, sans qu’elle ne s’en aperçoive.

X y arrivait si bien…, quand tout à coup la dure réalité lui remit violemment les pieds sur terre lorsqu’elle fit face à son reflet.

X venait de voir son spectre dans la glace.

Elle resta là, des heures durant. Depuis combien temps cela durait-il ? Au fond d’elle, X le savait…Cela faisait maintenant vingt ans qu’elle se jouait la comédie.

Mais le rideau venait de tomber.

X devait tirer sa révérence.

Triste mort pour cette art-triste, qui n’avait pour public que son reflet drama-triste.

Histoire d’X : La femme qui aimait trop son image

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Histoire d'X : La femme qui aimait trop son image dans Histoire d'X 7d8a892d15452541

 

 

 

X, tout juste la quarantaine, femme libre et indépendante, quoiqu’un peu trop obnubilée par son apparence, divorcée et mère d’un enfant, n’a d’yeux que pour elle.   

Aujourd’hui c’est son anniversaire. Ses collègues lui ont préparé une superbe soirée dans un restaurant chic de la ville. Rien de mieux pour fêter ses quarante ans et être la reine de la nuit.

Mais comme X est une femme acharnée et ambitieuse, elle finit comme à son habitude un peu plus tard le travail.

Elle s’empresse alors de courir vers le métro, monte dans la rame, se faufile à travers la foule pour enfin arriver devant sa porte, taper son code et prendre l’ascenseur.

Elle ouvre la porte de son appartement et galope vers la salle de bain, seule pièce qui lui permette encore d’en ressortir presque plus jeune que lorsqu’elle y rentre.

 

Elle commence alors son rituel… Fond de teint, rouge à lèvre, mascara, khôl, blush, et une petite touche de parfum.

Mais quelque chose la gêne. Une vilaine pustule est venue se placée sous son oeil droit. Elle essaye tant bien que mal de la faire disparaitre en exerçant quelques pressions avec ses doigts.

Alors qu’elle continue de s’acharner, son fils de six ans, rentre tout doucement dans la salle bain. Content pour sa mère, il a reçu l’autorisation de sa maîtresse de lui confectionner un cadeau spécial, qu’il compte bien lui remettre maintenant, avant qu’elle reparte sans même remarquer son existence.

X, trop occupée à prendre soin de son paraître, continue de s’acharner sur ce bouton disgracieux. Emportée par la nervosité, pressée par le temps qui défile, elle décide d’utiliser une pince à épiler, se disant qu’elle réussira à camoufler tout ça grâce à la nouvelle poudre qui cache toutes les imperfections.

Habitué à son indifférence, son fils décide alors de lui signaler sa présence, et lui crie avec sa petite voie d’enfant « Bonne anniversaire Maman! » 

X toute absorbée à sa tâche, prend peur, sursaute, et d’un geste brusque se plante profondément la pince à épiler dans son oeil.

X pousse alors un immense cri de douleur, laisse tomber la pince, se tient l’oeil et essaye de retenir le sang qui commence à couler le long de sa joue.

Elle gesticule dans tous les sens, ne sachant plus quoi faire, ni où aller. Dans la panique, elle jette à son fils un

- »Imbécile! »,

et continue en hurlant,

- »Tu as vu ce que tu as fait? ».

Lorsque quelques minutes plus tard, elle s’aperçoit qu’elle ne peut plus rien voir, elle perd littéralement la raison.

Elle s’empresse de sortir de la salle de bain, se dirigeant le plus vite possible vers le téléphone pour appeler les secours.

Entraînée dans sa course folle, et aveuglée par sa douleur, elle ne remarque même plus les différents objets qui jonchent le sol. Des jouets, des magasines, des chaussures,…

Elle essaye tant bien que mal de deviner, d’éviter un à un les obstacles, quand tout à coup elle trébuche sur SA plus belle paire d’escarpins, celle qu’elle comptait porter ce soir, qu’elle avait sorti et laissé trainé là.

Dans un grand fracas, sa tête vient percuter de plein fouet le carrelage froid du salon, ses mains étant déjà occupées à maintenir le sang et le douleur de son oeil.

Plus de cris, plus de panique…La souffrance de X se stoppa net, et devint maintenant celle de son fils, témoin d’un instant qui le marquera à tout jamais.

Il resta planté là, muet comme une carpe, immobile comme un soldat de plomb, regardant ce sordide spectacle sans comprendre ni le pourquoi, ni le comment.

Histoire d’X: Anti-matière

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X court, court encore et encore, de toutes ses forces.

Mais ce qui poursuit X va vite, très vite, ça se rapproche a grande allure. X a peur , très peur. Pour la première fois de sa vie, X se sent vivre, sa vie va lui échapper et X a l’impression d’avoir compris tant de choses, mais la Chose arrive…

Quand tout a coup, X se trouve plonge dans l’obscurité.

Plus rien.

Plus de sons, plus d’odeurs, plus de goût, plus de vue, plus de sensations, plus d’émotions, X est simplement pensée.

Le silence regne en maitre, il fait froid et tout est obscur. Mais peu importe, X est la, en osmose avec ce nouveau milieu, tant hostile qu’accueillant.

X est a présent le tout, le rien, le vide, le plein.

Enfin dans son élément, X finit par oublier sa vie passée, ses souvenirs.

L’espace et le temps n’ont plus de sens ici.

Ici tout est si simple, si évident, si parfait.

Histoire d’X: A la Vie, à l’Amour…

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X, …?

X?
Mais où es-tu passé encore?

Me voilà une fois de plus à te courir derrière… X, tu es incroyable!!!!

Rien ne m’avait jamais fais ça avant…

Mais qui es-tu vraiment?

Quand je crois te toucher, tu disparais ,

Quand je te crois perdu à jamais, tu apparais de nul part…

Quand tu es avec moi, je te repousse en protestant que je peux bien me passer de toi,

Quand tu n’es plus là, je rêve de toi jour et nuit…

Me diras-tu un jour qui tu es X?

J’adore sentir ta chaleur, mais je déteste quand tu n’es qu’ illusion,

Parfois je ne te comprends pas, je ne comprends pas  pourquoi tu t’intéresses à moi, et je ne comprends pas pourquoi parfois tu m’abandonnes?

X, sans toi je pourrais mourir…

Mourir de froid, mourir du vide, mourir du rien…

X, dis moi, ça t’amuses?

Je suis sûre que ça t’amuses, de te jouer de moi!

Plus je te rejette, plus je sens que tu es nécessaire à ma vie…

Quelle dépendance!!

Mais non, ce n’est pas possible…

X, me que t’ai-je dont fait?

Je me remémore mes souvenirs passés en ta compagnie,

Et je me rappelle de cet immense bonheur que tu me procurais…

Mais aussi de cette peine que tu m’as infligée…

X, mais qui es-tu?

Quoi?

Répètes! Je t’entends à peine…

Tu pourrais être plus clair avec moi!!

Non, tu as raison après tout, peut-être ne dois-je pas essayer de te comprendre, mais simplement essayer te ressentir?

Comme le poisson qui vit dans l’eau, l’oiseau qui vole dans l’air…

Peut-être es-tu mon élément?

En fait  je te connais X, je sais maintenant,

Tout devient plus clair,

X, je te remercie…

Je te remercie de me faire vibrer, de me sentir vivre, parfois heureuse, parfois malheureuse,

Mais Merci X, merci d’être ce que tu es!

L’amour ça ne se comprend pas, ça n’a pas d’explications rationnelles,

Et je ne peux pas t’en vouloir de ne pas toujours être présent, près de moi…

Mais je te jure X, d’où que tu viennes, je suis prête à t’accepter tel que tu es!

X, Sentiment amoureux, Amour, Passion, Fusion, Sympathie, Compassion, tu es tout cela à la fois,

Ne t’inquiètes pas, je ne te comprendrais peut-être jamais vraiment,

Mais je n’ai plus peur de toi!

 

 

P.S: The fish knows everything….           In the Death care-Arizona Dream