"La vie est un voyage! Avec ou sans bagages, seul ou à plusieurs, aventurier ou pas, nous sommes tous des voyageurs du temps!"

» Catégorie : Po et Zi


Présidentiable

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de-la-difficulte-a-attirer-l-electeur-en-decembre-dessin-de-yannick-lefrancois-1445110726

Ça parle sécurité, immigration

Ça vend du rêve au sans pognon

Allez bosser brave bande de cons

Votez la haine et la régression

Austérité rigueur, croissance

Vous êtes les allumettes, nous sommes l’essence

Donnons naissance à ce grand brasier

Faisons brûler la France

Et ses principes de Liberté, égalité, fraternité…

Droite extrême ou sans complexes,

Gauche caviar qui laisse perplexe,

Il te reste l’urne citoyen

Pour être maître de ton destin

Mais qu’importe ton choix

Comme si nous allions laisser ta voix

Te mener tranquillement sur le bon chemin

Tu as mal lu le contrat

Tu sais les petites lignes qu’on ne voit pas

Tu aurais pu t’y attarder

Prendre ton temps pour cogiter

Car un plus un plus un

Deviendront les millions qui feront la légitimité

De ce qui pourrait changer ton quotidien

Le tien, celui de tes enfants, de tes amis, de tes parents…

Pourtant c’est ce que tu veux non ? du changement ?

Oula ça te fait peur, ça va trop loin ?

Pardon, tu as raison, rallumes ta télévision,

Laisse gérer les pros de la communication,

N’aie pas peur, tu sais tout ce qu’on veut c’est ton bien

Tu en doutes encore ? Pourtant on te le rabâche sans relâche,

On t’a bien fais comprendre depuis toutes ces années que sans nous tu n’es rien

Même si derrière le masque nous ne sommes que des lâches

Egoïstes, mégalos, faut dire qu’on a la carotte, le magot

Mais tu ne fais pas le poids sans mauvais jeux de mots

Face au pactole qui nous attend, qu’on t’arrache

Alors on te le dis encore une fois fort et haut

Si tu votes pour nous ta vie changera

Nous sommes les bests, les meilleurs, le top, la nouveauté

Comment ça nos gueules traînent leurs guêtres depuis trop d’années

Quoi tu oses dire que nous ne faisons que du blablabla ?

Enfin ton avis tu sais…, si tu savais…

Tout ce qui nous importe c’est le résultat,

C’est d’être élu démocratiquement nouveau roi,

Euh pardon, président de tous les Français…

Des mots…

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Mots-d'animaux

Il y a les mots qu’on dit et ceux qu’on écrit …
Ceux qu’on chuchote et ceux qu’on crie ! 
Il y a des mots pour le dire et des mots pour le vivre
Ceux qui rendent ivre et ceux qui délivrent
Il y a des mots qui restent et d’autres qu’on oublie…
Ceux qu’on aimerait entendre et ceux qui se faufilent sans bruit
Il y a des mots et des silences aussi !

Ode à l’écriture – Autumn

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Ode à l'écriture - Autumn dans Lit et ratures ecrire-un-stylo-a-encre-en-ligne-feuille-de-papier_3300488-199x300

 

 

Une cicatrice de plus

Mon stylo glisse sur le papier

Taille le vide qui l’entoure

Le remplit de contour

La plume scarifie au fur et à mesure

Tatouage indélébile

Un sillon gravé de blessures

Comme une terre fertile

Avec plaisir je la torture

Laboure cette feuille

A coup d’encre noire

Ses écorchures prennent vie

L’encre selle le tout au rien

Sur l’immense étendue blanche

Moment suspendu

La matière se met en forme

J’entends ses murmures

Délivrance de la création

Le griffonnage prend un sens

Divagation intemporelle

La page devient support

Éclore la graine de l’inspiration

Survivante d’un moment d’imagination

 

 

 

Boisson

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Boisson  dans Lit et ratures raoul-203x300

Dans l’espoir de faire tomber les barrières

De son existence grossière

Et qui sait peut-être

Trouver la paix de son âme au fond d’un verre

Perché sur le tabouret d’un bar

L’alcoolique notoire

Est venu ce soir réciter ses prières

A son pote le comptoir

Ce compagnon de galère

Ce zinc solide qui supporte le poids de sa misère

 

Alors il gueule:

« Vas-y patron serre-moi un verre,

Ma vie est bien plus amère que ç’ picon bière,

Mets-moi la tête à l’envers,

Comme un coup de pied au derrière »

 

Le patron s’exécute à lui servir à boire

Mais un verre ne suffit pas, ne suffit plus

Il ne sait plus vraiment ce qu’il a vécu

Il a finit par oublier sa vie, son histoire

Ne sait plus qui il est, ni ou il va

Il raconte ses souvenirs à qui passe par là

Sont-ils vrais, imaginaires, peu importe

Des rires et des grands gestes accompagnent ses récits d’ivresse

Comme des signes de détresse

Mais sa forte odeur de poivrot et son florilège de gros mots

Font définitivement fuir tous les badots

Ses veines tentatives de retrouver le fil de sa vie tombent à l’eau

Pour sur le prochain ricard lui rafraîchira la mémoire

Ou si ce n’est pas le ricard

Un merlot,

Une cuvée de choix

Ou ce bourbon

Bon marché

Qui lui tord les boyaux

Voilà des amis sur qui il peut compté

Toujours là, prêts à l’écouter

A le comprendre,  à l’enivrer

Tout ce qu’il sait

C’est que grâce à eux

Il passera encore une nuit tranquille

Encore une nuit

Ou il n’aura pas à penser à lui

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Celui qui ne croit plus est déjà mort !

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Croire !

Croire aux fables, aux mythes, aux légendes, aux rêves…

Croire, croire, croire !

Croire que c’est possible, croire en l’impossible,

Croire en la Vie, en l’Amour, en l’Amitié,

Croire en la gentillesse, au respect, à la bonté,

Croire, croire, croire !

Croire en soi, en l’autre, en l’avenir,

Croire au destin, aux coïncidences, au hasard,

Croire que ça peut changer,

Croire est le meilleur remède pour garder espoir !

Pour rester en vie, pour se sentir vivant,

Pour ne pas se perdre dans le labyrinthe des tourments,

Croire, croire, croire

Pour sourire

Croire et puis agir!

 

 

 

 

Caractère

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Version bis et revue de « Histoire d’X: Rupture »

 

Si y a bien une chose de sûr dans la vie, c’est qu’on est toujours l’ex de quelqu’un !

Et pas plus tard que maintenant j’prends la décision de me séparer de ce vaurien.

Parce que plus j’y pense et plus j’me rends à l’évidence, on a atteint les limites lui et moi… Faut qu’on crève l’abcès tant que le divorce peut encore se faire à l’amiable, avant qu’on  ne se déchire, avant qu’il ne soit trop tard !

Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer !

Allez chiche, vas-y ma cocotte, prend ton courage à deux mains !

Je sais que tu peux l’faire, il est temps de mettre un point final à cette histoire qui ne vaut rien !

Faut dire que j’le supporte plus ce foutu caractère.

C’est pas tant ses mimiques et ses petits travers…, mais ce fichu caractère, c’est clair  j’vais m’le faire.

Maudit caractère ! Bienvenue dans mon calvaire, il me fait vivre l’enfer

Véritable champion de la procrastination, il repousse tellement l’action au lendemain, voir au sur-sur lendemain, ben qu’au final y s’passe rien… Wallouh, nada, que dalle !

Et puis les « j’le fais, j’le fais pas », « j’y vais, j’y vais pas », les « j’sais pas »… ben oui parce qu’en plus il est indécis le bougre !

Facile de se cacher derrière l’indécision pour ne pas avoir à prendre de décisions.

Et ce manque de confiance en lui… non mais n’importe quoi, faut arrêter!

Toujours entrain d’analyser les réactions des autres, de scruter leurs avis, de chercher dans leurs regards des réponses introuvables.

Et ce manque d’estime de soi dégoulinant de mélancolie… Parlons-en… Tragédie de la vie…

Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer

Satané caractère ! J’peux plus le blairer ! Il lui manque cruellement de courage, de volonté. Motivé à tout, ça oui, mais par dessus tout, prêt à rien !

Surtout ne pas prendre de risques ! Et puis quoi encore !

C’est qu’il faudrait pas le brusquer ce pauvre petit… Calimero introverti !

Non, ne rien tenter c’est mieux, ça évite l’échec, la frustration ! Pas de danger ! Pourquoi s’aventurer vers l’inconnu alors que vivre dans sa bulle c’est garanti sans naufrage !

Manquerait plus qu’il se noie tiens ! Mais préfère pas se mouiller cet empoté,  cet handicapé des relations, des situations, des discussions…

Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! J’vais m’libérer

Insipide caractère, j’peux plus l’encadré! … ce renfermé, ce lâche… Oui, c’est un lâche, voilà c’qu’il est !

J’le vois bien des fois, quand il a envie de s’exprimer, se taire et baisser les yeux, au cas où on pourrait lui demander son opinion… alors plutôt que vivre ridicule, il préfère mourir muet.

J’sais pas ce qui me retiens des fois de lui mettre mon poing dans la gueule, histoire de l’bousculer un peu, de l’arracher de sa mélasse pseudo dramatique, ce trouillard, cet immonde froussard, invivable, imbuvable…  .

Ce peureux craintif dégonflé, victime de lui-même, ce misérable clown triste, parasite de l’espèce humaine, m’a lessivé, m’a pompé mon énergie vitale, ma personnalité.

Sa voix, silencieuse, sa raison, prisonnière de ses œillères, incapable de se battre, de se relever, d’avancer.

Je le méprise ce coincé, cet ignoble traître. Oui, un traître, il n’existe pas meilleur mot pour le décrire ! Mais maintenant c’est fini, terminé, basta ! J’vais lui dire tchao à ce pantin !

Ouai, j’vais l’faire ! J’vais rompre ! j’vais me libérer

J’vais changer !

Alors en ce jour solennel, je suis au regret de t’annoncer cher moi, cher caractère, que je prends la décision non négociable de te quitter !

Oui, je rompt, je demande le divorce !

Terminé de me martyriser !

Terminé de m’éviter !

Je décide aujourd’hui de faire la paix. Je stoppe les batailles, les luttes, les conflits intérieurs, je m’arrache de ces sables mouvants dans lesquels je m’étais engluée, réfugiée.

Ça prendra peut-être un peu de temps, mais mon choix est fait.

L’avenir, mon avenir, m’appartient à partir de maintenant au présent hors des murs de ma propre prison.

Médi-attise-moi!

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Médi-attise-moi!  dans Lit et ratures tele-lavage-cerveau.jpg.pagespeed.ce_.xyzkvty1e6-300x232

Source: Les Brindherbes engagés

Bienvenue dans le royaume de la psychose généralisée

Faites place au grand roi de la manipulation des idées

Guidant les brebis égarées dans la tourmente des actualités

Divisant de ses propos sacrés les opinions pour mieux régner

Ô grand architecte du culte de l’info sanctifiée

Ô grand architecte des révélations à volonté

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien des faits de société

 

Merci Jean-Pierre, Claire et David, nouveaux apôtres journalistiques

De rabâcher sans relâche la messe cathodique de TF1 et du service public

Oracle quotidien de millions de fidèles fanatiques

Parole divine plus puissante que les textes bibliques

Dieu lui-même n’aurait espéré vénération plus authentique

Omniprésent le saint message pénètrent mon conduit auditif

Omniscient,  il viole par ses images mes globes oculaires

Omnipotent, il empoigne ma conscience de sa main de fer

Le saint message se répand à coup de scandales politiques,

De catastrophes climatiques, de faits divers toxiques

Au cas par cas il décortique

Use et abuse des avis d’experts de la rhétorique

Et gare aux hérétiques qui remettent en question le grand sermon médiatique

 

Car les voix du Seigneur sont impénétrables mes amis

Cacophonie aux allures d’orgies rituelles

Cérémonie télévisuelle se faisant la place belle

Cadavre exquis des maux d’un monde parallèle

Amen !

 

Finalement ma vie n’est pas si morose

Quand je regarde tous les faits que tu m’exposes

Et j’avoue que si certains sujets me laissent sans voix

D’autres exaltent une partie de moi que je ne connaissais pas

Même si j’ai parfois l’impression que tu cherches à m’abrutir

J’ai, grâce à toi, toujours quelque chose à dire

J’ai des avis, des idées, pour faire bonne figure en société

Informé ça on l’est,  plus on en sait moins on en fait !

Réalité transformée par le biais d’images détournées

Par d’habiles montages, découpages, reportages

Tu sélectionnes ce que tu partages

Et avec culot tu imposes ta vérité

Aux quidams qui boivent tes paroles d’évangile frelaté

 

Crise de foi

Cris sans voix

Crispe-moi

 

Mais dis, ne chercherais-tu pas à influencer mon libre arbitre ?

A abuser de ma naïveté en faisant le pitre

Tu généralises, banalises 

Depuis combien de temps me parles-tu des guerres et des crises

Au cas où j’oublierai…

Au cas où j’pourrais m’inquiéter

Au cas il me viendrait l’idée folle de me réveiller

Et quand enfin sonne la fin de l’office 

Tu me propose gentillement de me parler de la pluie et de beau temps

 En attendant la prochaine liturgie factice

Cette liste d’énoncés sans fin d’événements alarmants

Informé ça on l’est

Plus on en sait moins on en fait !

- Allez vas-y paie moi ta dose

Plus on t’en dit plus tu oublis

- Allez vas-y paie moi ma dose

- Arrose-moi de tes infos jusqu’à l’overdose

 

98697140-297x300 Dieu dans Po et Zi

 

Ode à l’écriture – Spring

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Ode à l'écriture - Spring dans Lit et ratures atelier-d-ecriture_article_high2-300x182

 

J’aime quand tu me dessines

Quand tu me donnes vie du bout de ton stylo

Alors je t’offre mon alphabet

Bouquet de lettres prêtes à s’enlacer les unes aux autres

Formons ensemble la farandole de la phrase parfaite

 

Je t’offre mes consonnes, mes voyelles

Laisse libre court à ton imagination

Encense moi, rend moi belle

Caresse le papier, laisse toi aller

Entre toi et moi, tant de possibilités

 

Je t’offre mes syllabes

Toi qui connait par cœur mon abc

Toi le chirurgien des mots

Le magicien des verbes

Manie moi, joue avec moi

 

Je t’offre mes allitérations,  mes assonances

Je m’offre à toi

Sans limites ni frontières

Sans interdits ni tabous

Pas farouche pour un sou

 

Je t’offre les litotes, métaphores et autres figures de style

Fais-moi, défais-moi, façonne-moi,

En prose, en poésie, académique, sérieuse, déjanté

Tu peux user à volonté de jeux d’esprits ou autres calembours

Être toi ou quelqu’un d’autre tour à tour

 

Je t’offre mon existence

Je suis la porte entre la réalité et ta conscience

Je ne vis qu’à travers toi, au plus profond de ton être

Te rends-tu compte que tu es ma raison d’être

Alors que puis-je t’offrir de plus que la liberté  ?

Prend la place du Grand Architecte, laisse-moi exister !

Si la vie, si…

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Si la vie, si... dans Lit et ratures infini-lemniscate-300x300

Si la vie, si…

Si la vie était un rêve, je souhaiterais dormir pour l’éternité…

Vivre ce songe et ne jamais me réveiller

 

Si la vie, si…

Si la vie était parfaite, je m’arrangerais pour la compliquer un peu

Lui donner du piment pour en prendre plein la vue, plein les yeux

 

Si la vie, si…

Si la vie était une danse, je valserais avec le soleil pour cavalier

Filante comme une étoile sur la pointe des pieds

 

Si la vie, si…

Si la vie était un homme, elle serait mon âme sœur

Mon amour de toujours, mon prince, mon Roméo, celui qui vous ravit  le cœur

 

Si la vie, si…

Si la vie était une femme, elle serait d’une exquise beauté, sans nul pareil

Femme, mère, fille, soeur, reine des merveilles

 

Si la vie, si…

Si la vie était un fruit, je croquerais dedans à pleines dents

Prête à risquer l’overdose à chaque instant, et défier Dieu en chipant la pomme d’Adam

 

Si la vie, si…

Si la vie était une odeur, je m’enivrerais de ses séduisantes fragrances, de ces onguents les plus délicats

Me délectant de ce feu d’artifices olfactif  au parfum velouté de nirvana

 

Si la vie, si…

Si la vie était un voyage,baluchon à l’épaule,  je partirais sans me retourner

Avide d’aventures, de rencontres et de souvenirs singuliers

 

Si la vie, si…

Si la vie était une caresse, je me ferais câline, douce et docile

Frissonnante, hypnotisée par les tourbillons dessinés de ses mains habiles

 

Si la vie, si…

Si la vie était un regard, j’y plongerais mon âme avec délice sans même réfléchir

Sans la peur de m’y noyer,  sans fausse pudeur, juste pour le plaisir

 

Si la vie, si…

Si la vie était un paysage,  modelée selon les pulsions de mère nature, avec violence et passion

Je m’inclinerais devant tant d’immensité, devant ce visage qui traverse les époques et les saisons

 

Si la vie, si…

Si la vie est une bataille de tous les jours, avec l’humour comme arme et l’amour en guise de bouclier

Combats après combats, je sais maintenant qu’il ne faut jamais, jamais abandonner

 

Si la vie, si…

Si la vie est la vie,  poésie insolite qui se griffonne sur la spirale d’ADN comme des idées sur du papier,

Magique, pleines de mystérieux secrets cachés au fond de nos yeux, je prendrais soin de ne pas la laisser filer.

 

Ivresse

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Ivresse dans Lit et ratures ei4tvjq2-1-300x210

Il est tard. Le crépuscule ne résiste pas longtemps à l’intensité de l’ambiance lunaire qui s’impose sur l’horizon. Peu à peu, la rumeur de la ville et les passants se confondent, pendant que la nuit, berçant l’air ambiant, prend dans ses bras les noctambules qui passent par là.

Juste au-dessous des premières étoiles qui apparaissent, de la vois lactée qui trace timidement par dessus nos têtes le chemin des espoirs encore permis de nos futures destinées, doucement le bal des ombres se met en place.

Le brouhaha de la journées s’efface pour laisser place au tintement des verres qui s’entrechoquent, aux rires qui éclatent, aux discussions intimes ou imprévues qui rythment délicatement cet instant parfait, ce moment délectable.

Entraînée par cette mélodie improvisée, véritable symphonie de tous les paramètres ambiants, si complexe et si simple à la fois, la réalité a soudain un goût de paradis imaginaire, artificiel.

Plus rien n’a d’importance. Tout est si parfait, même le temps ne compte plus, et puis le temps c’est maintenant, au présent. Impossible de le saisir, ce lapin blanc toujours à l’heure, au tournant.

La soirée continue son ascension, sans faux semblants, sans chichis, sans tralala. L’alchimie invisible pénètrent sans bruits le moindre centimètre carré de notre peau, les moindre recoins de notre esprit. Ivresse, orgies des sens, euphorie imprévisible.

Se sentir vivant, ici ou ailleurs, partager cette joie universelle sans mots, mais pas sans cœur et arrêter de condamner notre âme d’enfant qui ne demande qu’à sentir, goûter, toucher, voir, entendre, … vivre.

L’obscurité bienfaisante ne sera qu’éphémère, emportant avec elle cette perfection insaisissable, similaire et différente à chaque apparition. L’aurore se rapproche, avec elle un nouvel univers, qui nous rappelle que chaque seconde qui passe suffit à transformer nos vies sur terre.

Le Mur des cons…

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…Ou quand les cons murmurent trop fort

Le Mur des cons... dans Ac -tue- alité à chaud mur_des_cons__du_syndicat-545d261f047e2938ab77f1f3b3b4edcd-300x194

« Toute ressemblance avec des personnages qui auraient existé ou des événements qui se seraient produits ne peut être attribuée qu’à l’intrusion intempestive d’un univers parallèle. »

Jacqueline Harpman (La Dormition des amants)

- « Sacrilège ! Calomnie !

Oui Madame! Oui, je suis choquée!

Non mais vous imaginez? Quelle insolence, quelle effronterie…

Le mur des cons !

Encore un coup tordu de ces gauchos! Partout, ils sont partout vous dis-je!

Le mariage pour tous, et maintenant le murs des cons!

Blasphème ! Infamie !

Je suis choquée vous dis-je! C-h-o-q-u-é-e !

Bien sur qui’il faut saisir la justice contre ces personnes déséquilibrées!

Et mon image dans tout ça? Hein, vous y avez pensé à mon image?

Notre image?

Ma famille politique est sous le choc!

La République est sous le choc!

Terrible, cette chose est terrible!

Et quand je pense aux français…

Pauvres français !

A ce méprisable spectacle qu’ils supportent…

Oui Madame ! Car jours après jours tous ces scandales…

Trop c’est trop!

Outrage ! Offense!

Je demande la dissolution de ce syndicat!

C’est un crime, un mur de la honte!

Une véritable liste noire!

Le mur des cons !

Arrêtons de défendre l’indéfendable!

Que vont penser les gens de la justice?

Au delà des vexations personnelles, je suis en colère,

Très en colère! Oui je suis c-o-l-è-r-e!

Ce sont des pratiques totalitaires!

Je suis choquée, vraiment, choquée!

Le murs des cons!

Diffamation ! Provocation !

Le murs des cons !

Oui Madame c’est grave! Très grave!

Le Mur des cons!

Et pourquoi tous ces gens de droite? Pourquoi tant de haine?

Nous, si respectueux de notre belle langue française

Nous qui soutenons cet homme aux propos irréprochables

Oui, nous, nous nous étions engagés pour une République irréprochable!

Balkany, Sarko, Guaino?

Karcher, racaille, pauv’con?

Non mais arrêtez, là ce n’est pas pareil !

Voilà des hommes qui savent utiliser les figures de style et autres calembours,

Qui se permettent à demi-mots

Le Murs des cons !

Inacceptable ! Intolérable !

Il faut enquêter, créer une commission, dénoncer, dissoudre, punir !

Le Mur des cons !

Oui Madame ! Je suis indignée !

Indignée et choquée !

Un humour potache? Non mais vous rigolez?

C’est un véritable déshonneur !

Le Mur des cons!

Consternant !

Oui Madame !

Et moi j’vous le dis!

On ne nous traite pas de cons impunément!

Préparez-vous à nous entendre fustiger

Dégainer, traquer, dans vos radios, dans vos télés

Sans dérapages, évidemment!

Oui Madame, loin de moi,

Loin de nous la langue de bois »

Pour les non initiésSyndicat de la magistrature : le « mur des cons » suscite l’indignation

Note de l’auteur :
A défaut de se défendre de ne pas être des cons, pour sûr maintenant on sait qu’ils sont cons-tipés!

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Sexe à pile

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Sexe à pile dans Lit et ratures 25015360-300x237

 

Sexe à poil ou sexe à pile

Duracel ou alcaline

Meilleur ami de tes copines

… les plus coquines

Pour campagnardes ou citadines

BCBG, bobo branchées, mères au foyer

Frigides, friponnes, filles faciles

 

Sexe à poil ou sexe à pile

Objectif : viser droit dans le mille

Booster ton sex-appeal

Loger dans ton sacs

Lover dans ton sexe

Plastic, silicone, latex

Classique, de luxe, original

Discret, insolent, bestial

Plutôt canard kawai

Verge tonique aïe aïe aïe

Plaisir solo ou partagé

Plongé dans ton intimité

Avec tes désirs les plus secrets

Direction le septième ciel

Tu peux compter sur moi ma belle

Je suis le lapin de ta vie

Le pingouin de tes envies

Le dauphin qui te ramène à la vie

De jour ou de nuit

Sous ta douche, dans ton pieux, dans ton bain

Beau comme un dieu ou qui ne ressemble à rien

Avec moi la petite mort arrive à point

 

Sexe à poil ou sexe à pile

Pour t’épanouir façon subtile

Pénétration, bouquet d’ivresse

Laisse toi aller tout en finesse

En réunion tupperware j’fais un malheur

Heureuses sont celles qui n’ont pas peur

De ressentir ma chaleur

« Allez viens cherchez bonheur »!

Enfer insomniaque

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Enfer insomniaque dans Lit et ratures traitement-insomnie

C’était quoi ce bruit ? Trop tard, Morphée a pris la fuite

Sensation de torpeur, douleur chronique qui s’invite

Mes paupières ne supportent plus cette nuit parasite

Mes yeux hagards, grands ouverts s’agitent

Mes méninges au bord de l’implosion palpitent

Le temps se faufile, vite, trop vite

 

Concentre-toi, respire, détends-toi

Dans mon cinémascope, y a mes idées qui galopent, qui galopent

Concentre-toi, respire, détends-toi

 

Non pas elle, pas elle, pas cette… et merde, j’crois que je fais une insomnie

En tête à tête avec ma tête de lit

Je compte les minutes et les moutons me défient

Sans en avoir vraiment envie je refais le film de ma vie

Les images défilent à une vitesse infinie

Présent, passé, futur, je perd le fil du récit

Ces filaments de souvenirs me mettent au défi

Tout à coup j’ai peur, j’ai l’impression que la folie m’envahit

 

Concentre-toi, respire, détends-toi

Dans mon cinémascope, y a mes idées qui galopent, qui galopent

Concentre-toi, respire, détends-toi

Insomnie, insomnie, assomme-moi et puis au lit

 

Impossible d’arrêter la machine infernale

C’est l’enfer insomniaque qui m’attaque le bocal

Tant bien que mal j’essaye de garder le moral

Je me concentre sur des idées banales,  un peu bancales

Mais le torrent de mes pensées déferlent dans mon encéphale

Tsunami, séisme, tempête,  je vis un véritable attentat cérébral

Étrange atmosphère , visages éphémères, paroles en rafale

Répétitions de représentations aux répercussions collatérales

Impossible de lutter contre cet adversaire subliminal, fatal

 

Concentre-toi, respire, détends-toi

Dans mon cinémascope, y a mes idées qui galopent, qui galopent

Concentre-toi, respire, détends-toi

Insomnie, insomnie, assomme-moi et puis au lit

 

Ni tout a fait réveillé, ni tout a fait endormie, figée, bloquée

Soumise aux caprices de ce monstre sans merci, acharné, sans pitié

Qui transforme n’importe quel être humain en véritable zombie, exténué, épuisé

Bref, le temps se dilate, l’insomnie se délecte,  mon corps se délabre, je désespère

Ma conscience a perdu les pédales sans que je ne puisse rien y faire

Les heures me paraissent être des secondes sans fin, une éternité

L’appel du sommeil se transforme en obsession lorsque le jour pointe le bout de son nez

J’emporte avec moi les valises de cette nuit blanche, transparente, effacée

Mon corps et mon esprit affaiblis se raccrochent à des mots pour se rassurer

Sieste, abandon, sommeil, parenthèse, virevoltent au-dessus de mes premiers cafés.

 

Insomnie, insomnie, accroche-toi la journée n’est pas finie…

L’argent au pouvoir!

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L'argent au pouvoir! dans Po et Zi argent-verte

Je suis l’argent, je suis le pouvoir,

Je vous aveugle, vous êtes mes esclaves,

Je vous maltraite,

Vous me flattez, m’honorez, me vénérez,

Je n’ai pas d’odeur, pourtant j’enivre vos sens à vous en rendre fou,

De vous, je fais ce que je veux,

De moi on fait ce qu’on peut

Sans moi vous n’êtes rien, sans vous je ne serais pas,

Je suis l’enfer des uns, le paradis des autres,

L’antidote et le poison,

Je vous donne de l’espoir,

Ou au contraire vous plonge dans l’angoisse la plus noire,

J’ouvre des portes pour certains,

En ferme pour d’autres,

Je suis de loin votre plus proche ami,

Ou votre meilleur ennemi !

De moi dépend votre vie,

Vous pouvez me dire merci,

Ou me maudire à vie!

Choix toi-même!

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Choix toi-même! dans Lit et ratures choix-de-societe

 

 Les moments où l’on doit faire des choix sont sans doute les plus incertains, 

Car bons ou mauvais on ne sait jamais où ils vont nous mener

Hasard ou destin, entre raison et instinct,

Les choix cornéliens  font face à notre volonté

 

Ecouter son intuition, son coeur ou son esprit

Faire la part des choses entre rêve et réalité,

Sans cesse tirailler, torturer, les choix restent maîtres de nos vies,

Le comble dans tout cela, croire les contrôlés

 

Animal Humain qui possède la faculté de penser

La voilà la belle ironie du sort,

Ces dilemme qui mettent en exergue nos destinées

Chamboulent nos certitudes à travers et à tort 

 

Seuls  le temps et les années, les aventures et les épreuves passées,

Toutes ces décisions auront pris leur sens

Sans remords ni regrets,

Nous laissant peut-être une Chance de faire le choix d’une belle existence

 

Respirer, fermer les yeux, s’écouter,

Même si parfois l’on se croit fou

Sont les seuls ingrédients qui peuvent nous guider

… Choix toi-même jusqu’au bout !

Les gens, les autres et moi…

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Les gens, les autres et moi...  dans Lit et ratures dessins-des-gens-assis-corrige1

Les gens, les gens, ben oui, les autres quoi!

Tous ces tarés de gens…

Moi? Moi c’est pas pareil!

Ben oui, moi, ben c’est moi!

C’est comme mes amis, ma famille, mais les gens, tous des abrutis.

Les gens qui vont bosser, ceux qui vont au supermarché, les gens qui manifestent, ces cons qui veulent pas travailler.

Les gens dans les embouteillages qui perdent leur temps enfermés dans leur boîte à savon.

Les gens…

Ils parlent, ils parlent, mais ne font pas grand chose…

Moi? Non, moi je ne suis pas « un gens », moi, ben j’suis comme mes amis et ma famille.

J’suis normal, quoi!

Les gens, ceux qui marchent dans les rues des centres villes de Zara à H et M…

Les gens, ces cons qui restent scotchés à leur télé, ces débiles.

Les gens, ils croient tout ce qu’on leur dit, ou pas!

Soit ils disent rien, soit ils font chier les autres.

Les gens, c’est la plaie de l’humanité. Je les supporte pas!

Les gens, les gens, les gens…

Les gens d’armes, les gentils,…

Moi? Non, moi j’suis pas « un gens », moi j’suis meilleur, commes mes amis et ma famille.

Quand je parle des gens avec eux, on est toujours d’accord, les gens, ben ils nous fatiguent, ils nous emmerdent, ils nous dérangent, ils nous font chier quoi !!!

Des fois, j’parle des gens avec des gens que j’connais pas, et on tombe toujours d’accord, les gens sont vraiment… ah j’me retiens sinon j’vais être grossier!

Les gens c’est la jungle!

Les gens, légende urbaine ou rurale.

Les gens, j’les déteste comme j’les aime. Ouai ça dépend, surtout de mon humeur à vrai dire!

Les gens! Avec mes amis ont dit souvent ben, qu’ils font n’importe quoi…

Qu’ils sont bizarres…

C’est vrai après tout, qui sont les gens?

Ben j’sais pas moi! Les autres non? Les autres êtres humains qui nous entourrent, moi, mes amis et ma famille.

Enfin humain, c’est à se demander, non?

Les gens, les gens! J’entends qu’eux, j’vois qu’eux, à la télé, dans la rue, dans ma voiture!

Peuvent pas nous foutre la paix les gens?

Ah j’allais oublier, les gens de « bonne famille », alors ceux-là, ce sont les pires!

Des gens qui font des lois et qui se la pètent en dirigeant un pays, non mais sans rire, on va où là?

Les gens ils sont trop forts, ils sont partout tout le temps, ils font tous des trucs: les gens riches, les gens intelligents, les gens biens, les gens des villes, des campagnes, les gens du gouvernement, les gens qui souffrent, les gens qui rient, les gens…

Moi? Comment ça moi aussi je fais parti des gens? Ca va pas non?

Si je me suis déjà demandé si moi, mes amis et ma famille, on faisait aussi parti des gens?

Que les autres, ceux qui parlent aussi des gens, nous prendraient donc aussi pour des gens?

Euh…?

Ca voudrait dire que moi, mes amis, ma famille, on serait pour d’autres des cons, comme les autres le sont pour nous?

Non! Les gens sont bêtes vous savez!

Et puis moi, j’vous le répète, moi, mes amis et ma famille, on ne fait pas parti « des gens », on est différents!

 

Réflexion sur la vie de Rainer Maria Rilke

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Rainer Maria était un écrivain allemand du début du 20 ème siècle, essentiellement reconnu pour ses poèmes

J’avais envie aujourd’hui de vous faire partager un de ses textes que je viens de retrouver dans mes tiroirs…

 

« Efforcez-vous d’aimer vos questions elles-mêmes, chacune comme une pièce qui vous serait fermée, comme un livre écrit dans une langue étrangère.

Ne cherchez pas, pour le moment, des réponses qui ne peuvent vous être apportées, parce que vous ne sauriez pas les mettre en pratique, les « vivre ».

Et il s’agit précisément de tout vivre.

Ne vivez pour l’instant que vos questions.

Peut-être, simplement en les vivant, finirez-vous par entrer insensiblement, un jour, dans les réponses.

Je ne puis que formuler une fois de plus le voeu que vous trouviez assez de patience en vous-même pour supporter, et assez de simplicité pour croire…

Pour le reste, laissez faire la vie.

Croyez-moi, la vie a toujours raison. »

Je suis mon pire ennemi

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Y a ces moments dans la vie, ou plus rien ne nous sourit,
Ces passages à vide, qui mettent nos nerfs à vifs,
Ou l’on s’évertue à donner un sens à ces moments d’absences,
Les remèdes à ces maux ? Bien trop souvent des placebos,
Jouer avec nos limites, croyant que ça passera plus vite,
Mais pas de chance, l’échéance avance
Bien trop peur de se mettre à nu face à notre vécu,
De dire « ferme ta gueule » à nos égos aux tendances mégalos,
Sous prétexte de fierté mal placée, on fait semblant d’avoir accepté
Ces souvenirs sombres dans les abymes de notre mémoire,
Ceux qu’on veut oublier, mais qui resteront là, quelque part, à jamais,
On boit, on baise, on abuse des textures, complices de notre usure,
Et les jours passent, Et les jours passent,
Alors on joue avec nos masques, Nos mascarades servent de remparts,
On affiche des sourires, on parle de nos rêves plein d’avenir,
Ça à l’air cool en surface, mais ça nous reviendra toujours en pleine face,
Pas question de revoir les fondations de notre forteresse, Au fond, ça passera, si on serre les fesses,

 

Y a ces moments dans la vie où on foutrait tout en l’air,
Ou on s’foutrait bien en l’air,
Pour sûr Dark Vador est dans le coup, il a du venir dans la nuit nous susurrer des mots doux,
Ces phrases dans nos têtes, qui raisonnent et se répètent,
Qui nous rendent fous, nous mettent à bout,
Attaques de vieux démons en furie, prêts à tout pour détruire nos vies
Et on s’enfuit, Et on s’enfuit
Engager une lutte avec soi-même, voilà un défi extrême,
Adversaire à la hauteur de nos ambitions, le combat risque d’être long,
Frustrations par ici, souffrances par là,
Au bord du précipice de nos âmes, Prêts à rendre les armes,
Le couteau sous la gorge, l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes,
Juge, bourreau et victime en même temps, reste plus qu’à serrer les dents,
Que ces voix qui raisonnent se taisent enfin,
Et on se tait, et on se tait,
On signe l’armistice souvent en faveur de nos vices
On y laisse quelques plumes, mais c’est pour mieux viser la lune,
La succession des essais pour au moins essayer de toucher les étoiles,
Et peut-être enfin trouver la paix là où l’on si attend le moins,
A l’intérieur de celui avec qui l’on ne fait qu’un…

 

Y a ces moments dans la vie, ou on se sent bon à rien,
Nul, inutile, merdique, médiocre,
Loque humaine, parasite, intrus,
On mélange réalité, rêve, envies et souhaits,
A quoi ça sert d’être là, qu’est que je fou ici ?
Y a t-il une explication à tout ça ?
Nous aurait-on menti ?
Trouver un job, fonder une famille, c’est comme ça qu’on s’épanouit ?
C’est quoi être normal ? Pourquoi les autres me regardent ? Et moi, j’en fais quoi de ma vie ?
Ma vie décalée, parce que je me suis décollée des cases stéréotypées,
M’échappant pas à pas de la réalité, m’embrigadant vers la marginalité
C’est quoi tout ça ? Quelqu’un aurait-il le mode d’emploi ?
Le réalisateur de ce film est sûrement fou allier,
Il écrit l’histoire au hasard, sans nous donner d’explications,
Il nous a rendu accro à ce foutu scénario
Franchement y a de quoi finir taré, de perdre la raison ou d’finir en prison,
Mais même avec tout ça, on n’est pas pressé de voir la fin de ce tourbillon

 

Car perdus quelque part dans l’espace temps,…

 

Y a aussi ces moments dans la vie, ceux qu’on aimerait qu’ils soient infinis
Ceux qui nous font remarquer à quel point la vie peut être belle aussi,
Ces moments là sont souvent courts, rares et précieux, Parce que Le bonheur c’est comme le feu,
Ça brule, ça réchauffe, ça refroidit et ça s’éteint,
Le bout du tunnel est atteint, on se sent bien, Nos problèmes sont maintenant loin,
Mais pour combien de temps ? Un jour ? Un mois ? Un an ?
C’est ça alors vivre le jour présent ?
A ce prix là, la vie vaut de l’or et il a qu’à bien se tenir Dark Vador,
La prochaine fois qu’il attaque, il se prendra une claque
Le combat se poursuivra à armes égales, faut lutter pour atteindre son idéal,
Cette fois pas question de partir en cavale, de se débiner, de s’échapper,
Prendre son courage à deux mains, affronter la vie au quotidien,
Même si ça parfois ça peut faire mal, ne pas oublier que c’est vital
Que tout ça est bien réel, et que d’ici l’heure du game over,
Quand la folie, la déprime et la mélancolie prennent d’assaut nos gardes fous
Il reste toujours notre cœur pour faire exploser nos verrous

Le message d’une fée…

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Le message d'une fée... dans On refait le monde fdugtj3z

 

Décidément, ce n’est pas très facile de communiquer avec vous les humains !                          

Faut dire que vous parlez tout le temps ! Et blablalbli, et blablabla… Vos voitures, vos télés, vos objets en tout genre, vos ondes, … je commence à comprendre pourquoi vous êtes devenus sourds !

Il y a encore un siècle, on pouvait parler avec vos ancêtres, mais maintenant c’est quasiment impossible ! Parce qu’en plus d’être bouchés, vous ne croyez plus en rien non plus ! Tiens, d’ailleurs, si je vous pose la question « Est-ce que vous croyez aux fées ? », les trois quart d’entre vous me répondront soit non, soit je ne sais pas ! Résultat, un vrai génocide, car à chaque fois qu’une personne dit ne pas croire aux fées, et bien elle tue l’une des nôtres !

Même les enfants d’aujourd’hui ne nous écoutent plus ! Je suis horriblement triste ! Et en colère ! Vous vous êtes tellement appliqués à tout rationaliser, analyser, répertorier, je me demande même comment vous faites pour pouvoir encore rêver la nuit, mise à part encore quelques peuples de quelques continents, qui n’ont certes pas la chance de vivre dans ce confort qui vous ramollit le cerveau et l’esprit, mais qui croient toujours en nous, et en la magie de la vie, et qui ont réussi à garder une part d’insouciance et de joie simple.

Pour vous, toutes ces choses invisibles sont un non sens, un mysticisme sans queue ni tête, mais que croyez-vous ? Que tout est visible par vos yeux d’humains aveuglés ? Croyez-vous tout savoir, tout connaître ? Croyez-vous que tout n’est qu’une implacable suite d’événements logiques ?

Et bien dis donc, elle ne doit pas être gaie tous les jours votre vie rationnelle !

En même temps, vous n’avez cessé de vouloir donner une valeur (financière  hélas !) à chaque chose ici présente ! L’eau, la terre, l’amour, …        

Sûrement que vous pensez être fous à croire en des choses qui ne se voient pas, mais personnellement, moi je trouve surtout irréel votre comportement d’avoir laissé aller votre qualité de vie spirituelle de la sorte ! C’est vous les fous en fait ! Vous savez, après votre passage sur terre, vous n’emporterez rien avec vous ! Quand on sait que chez vous certains possèdent des richesses mirobolantes, y parait même que d’autres pourraient faire vivre et nourrir des pays entiers, c’est incroyable non ?

Oh je sais, vous vous direz, « quoi, une fée qui nous parle ? Mais c’est quoi encore que cette idiotie ! »…

En tout cas, moi je préfère croire en des chimères et partir riche intérieurement, que ne croire en rien et partir riche les poches pleines mais l’esprit amorphe… Comment voulez-vous respecter la Vie, et la mystérieuse énergie qui l’a fait naître, si vous essayez de justifier chacun de vos actes et chacune de vos pensées !

Enfin, moi j’dis ça, j’dis rien, je ne suis qu’une fée qui passait par là, visible ou invisible, en tout cas j’ai le cœur gros comme ça, et j’espère qu’un jour vous trouverez une plus belle harmonie que celle que vous avez décidé de suivre en ce début de 21ème siècle !
La Fée…

Tapis Volant !

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Tapis Volant ! dans Po et Zi

 

 

 

Allez viens je t’emmène sur mon tapis volant

On sera comme deux enfants

Qui vivent un rêve tout simplement

Un voyage avec ou sans retour dans le temps

 

 

 

Prends-moi la main, on décolle maintenant

Accroches toi bien, c’est décoiffant

T’as peur de rien, et heureusement

 

Allez viens je t’emmène sur mon tapis volant

On sera comme deux amants

Qui s’échappent de la réalité un instant

Une escapade avec ou sans bagages, un truc dément

 

Prends-moi la main, on décolle maintenant

Accroches toi bien, c’est décapant

On va partir loin, ça va être excitant

 

Allez viens je t’emmène sur mon tapis volant

On sera comme deux aimants

Qui s’attirent un peu, beaucoup, à la folie, passionnément

Une odyssée avec ou sans escales en cavalant

 

Prends-moi la main, on décolle maintenant

Accroches toi bien, c’est imminent

On ne fera plus qu’un, pendant un moment

 

Allez viens je t’emmène sur mon tapis volant

On sera comme deux soupirants

Qui naviguent à contre-courant

Un périple avec ou sans haltes, juste quelque chose d’enivrant

 

Prends-moi la main, on décolle maintenant

Accroches toi bien, c’est envoûtant

Quand est-ce qu’on revient ? ,… jamais idéalement !

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