"La vie est un voyage! Avec ou sans bagages, seul ou à plusieurs, aventurier ou pas, nous sommes tous des voyageurs du temps!"

Ode à l’écriture – Autumn

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Une cicatrice de plus

Mon stylo glisse sur le papier

Taille le vide qui l’entoure

Le remplit de contour

La plume scarifie au fur et à mesure

Tatouage indélébile

Un sillon gravé de blessures

Comme une terre fertile

Avec plaisir je la torture

Laboure cette feuille

A coup d’encre noire

Ses écorchures prennent vie

L’encre selle le tout au rien

Sur l’immense étendue blanche

Moment suspendu

La matière se met en forme

J’entends ses murmures

Délivrance de la création

Le griffonnage prend un sens

Divagation intemporelle

La page devient support

Éclore la graine de l’inspiration

Survivante d’un moment d’imagination

 

 

 

11 novembre, 2013 à 22:39 | Commentaires (1) | Permalien


Ode à l’écriture – Spring

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J’aime quand tu me dessines

Quand tu me donnes vie du bout de ton stylo

Alors je t’offre mon alphabet

Bouquet de lettres prêtes à s’enlacer les unes aux autres

Formons ensemble la farandole de la phrase parfaite

 

Je t’offre mes consonnes, mes voyelles

Laisse libre court à ton imagination

Encense moi, rend moi belle

Caresse le papier, laisse toi aller

Entre toi et moi, tant de possibilités

 

Je t’offre mes syllabes

Toi qui connait par cœur mon abc

Toi le chirurgien des mots

Le magicien des verbes

Manie moi, joue avec moi

 

Je t’offre mes allitérations,  mes assonances

Je m’offre à toi

Sans limites ni frontières

Sans interdits ni tabous

Pas farouche pour un sou

 

Je t’offre les litotes, métaphores et autres figures de style

Fais-moi, défais-moi, façonne-moi,

En prose, en poésie, académique, sérieuse, déjanté

Tu peux user à volonté de jeux d’esprits ou autres calembours

Être toi ou quelqu’un d’autre tour à tour

 

Je t’offre mon existence

Je suis la porte entre la réalité et ta conscience

Je ne vis qu’à travers toi, au plus profond de ton être

Te rends-tu compte que tu es ma raison d’être

Alors que puis-je t’offrir de plus que la liberté  ?

Prend la place du Grand Architecte, laisse-moi exister !

29 mai, 2013 à 20:53 | Commentaires (2) | Permalien


Ivresse

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Il est tard. Le crépuscule ne résiste pas longtemps à l’intensité de l’ambiance lunaire qui s’impose sur l’horizon. Peu à peu, la rumeur de la ville et les passants se confondent, pendant que la nuit, berçant l’air ambiant, prend dans ses bras les noctambules qui passent par là.

Juste au-dessous des premières étoiles qui apparaissent, de la vois lactée qui trace timidement par dessus nos têtes le chemin des espoirs encore permis de nos futures destinées, doucement le bal des ombres se met en place.

Le brouhaha de la journées s’efface pour laisser place au tintement des verres qui s’entrechoquent, aux rires qui éclatent, aux discussions intimes ou imprévues qui rythment délicatement cet instant parfait, ce moment délectable.

Entraînée par cette mélodie improvisée, véritable symphonie de tous les paramètres ambiants, si complexe et si simple à la fois, la réalité a soudain un goût de paradis imaginaire, artificiel.

Plus rien n’a d’importance. Tout est si parfait, même le temps ne compte plus, et puis le temps c’est maintenant, au présent. Impossible de le saisir, ce lapin blanc toujours à l’heure, au tournant.

La soirée continue son ascension, sans faux semblants, sans chichis, sans tralala. L’alchimie invisible pénètrent sans bruits le moindre centimètre carré de notre peau, les moindre recoins de notre esprit. Ivresse, orgies des sens, euphorie imprévisible.

Se sentir vivant, ici ou ailleurs, partager cette joie universelle sans mots, mais pas sans cœur et arrêter de condamner notre âme d’enfant qui ne demande qu’à sentir, goûter, toucher, voir, entendre, … vivre.

L’obscurité bienfaisante ne sera qu’éphémère, emportant avec elle cette perfection insaisissable, similaire et différente à chaque apparition. L’aurore se rapproche, avec elle un nouvel univers, qui nous rappelle que chaque seconde qui passe suffit à transformer nos vies sur terre.

26 avril, 2013 à 1:33 | Commentaires (0) | Permalien


Amour sauvage

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L’amour est un cheval sauvage,

Libre, fougueux, indomptable,

Il galope, il se cabre,

L’amour est un cheval sauvage,

Qu’on ne peut mettre en cage!

Il se laisse parfois approcher,

Toujours prêt à s’échapper,

Il se laisse parfois caresser,

Toujours prêt à se dérober,

Il se laisse parfois apprivoiser,

Toujours prêt à détaller,

*****

Croyant qu’on peut le dresser,

Que la chevauché peut commencer,

Nous entraînant dans sa course folle, endiablée,

Jamais à l’abri de tomber,

Toujours inciter à recommencer,

On s’accroche à sa crinière,

Sans bien savoir comment faire,

On l’aime pour sa liberté,

Pourtant on cherche toujours à la brider,

Alors il nous fais valser durant la cavalcade,

Par de bien belles ruades,

On se retrouve à terre,

Nu comme un vers,

Mais bien décider à remonter,

Après tout pourquoi ne pas essayer,

La chute n’est pas la fin

Il y a toujours des lendemains

Au hasard du destin!

 

 

 

 

28 août, 2012 à 22:16 | Commentaires (1) | Permalien